Comme vous pourrez le voir en cliquant ci-dessus les catégories “neurones miroirs” ou “neurones empathiques”, la découverte de cette population de neurones située à peu près à l’endroit que l’on touche quand on dit “ça va pas, la tête?” est un moment majeur dans l’histoire de la science et de l’humanité car il sera enfin possible de diagnostiquer très objectivement le manque de sens moral et de compassion. Ce n’est plus en dehors du domaine supposément neutre de la science.
Entrons donc dans notre gymnase psychique. Âmes sensibles s’abstenir (c’est un exercice pour les autres).
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Go!
Le lancer de la chaussure est une de ces belles traditions irakiennes qu’il serait bon de préserver. Ici, nous voyons un intellectuel irakien (un journaliste) en faire un usage politique. Il est vrai qu’une chaussure fait plus mal qu’une babouche. D’un autre côté, une bombe fait plus de mal qu’une roche.
Les microbes se promènent dans les aires confinées des écoles, des hôpitaux et des bureaux. Les espaces surpeuplés abritant du froid sont une invention des classes dominantes leur permettant de gérer économiquement un nombre maximal de corps humains aptes au travail ou en vue de les préparer au bagne. Rappelons que la majorité des salaires payés dans le monde sont en-deçà de ce que l’Organisation des Nations-Unies qualifie de décent.
Les bouillons de cultures microbiennes dans lesquels nous nous entassons sont le problème, mais la médecine la plus énergique (les faire sauter ou les abandonner) causerait des effets vraiment trop indésirables (emprisonnement, famine). Puisqu’il faut pactiser avec les personnes qui nous exploitent et nous rendent malades, tristes et cons, voyons comment on peut assainir nos aires communes.
Ces boîtes à matière humaine contiennent non seulement plus d’humains, plus des microbes qu’ils transportent avec eux, mais aussi moins d’électrons. On appelle ça une réduction du taux d’ionisation de l’air ambiant.
Quelques diagrammes vous donneront une petite idée. Un ionisateur d’air libère des électrons dans l’atmosphère. Ces électrons s’attachent à l’oxygène (O2+e-=O2-). L’O2- se promène jusqu’à ce qu’il entre en collision avec de la poussière en suspension, une bactérie ou un virus. L’électron est arraché de l’O2 et s’accroche à la particule ou au microbe en suspension. L’électron agit comme une glu : il se forme un agglomération plus lourde, si bien que la particule ou le microbe tombe au sol. Après une séance d’ionisation de l’air, on passe le balai et on ramasse les microbes (si, c’est vrai, c’est mesurable).
Premier diagramme (merci au Penn State Department of Architectural Engineering pour avoir partagé en ligne ces résultats) : la réduction des concentrations de microbes dans une clinique dentaire, telle qu’exprimée en termes de concentrations de microbes divers dans deux bouillons de culture.
Passons au troisième diagramme, où il est question d’un microbe fort célèbre ces jours-ci, le staphyloccoque doré (SRAM signifie staphyloccoque doré résistant à la méthicilline ou méthicillinorésistant) :
Un détail important, en bas à droite : “Makela 1979″. Cela signifie que cette étude a été publiée il y a trente ans. Statisticiens, à vos calculs! Comptez les morts et le cumul des réductions de qualité de vie. Juste pour avoir un ordre de grandeur. N’oubliez pas les prédictions.
Référence
Penn State Department of Architectural Engineering, Indoor Environment Center, Aerobiological Engineering, Airborne Pathogen Control Technologies, Negative Air Ionization
25 juin 2002 : les scientifiques apprennent que l’inosine, une molécule simple, un nucléotide impliqué notamment dans la synthèse de l’ARN messager, stimulait la croissance axonale, ou ce qu’on appelle en langage courant “les nouvelles connections” entre les neurones.
L’étude, publiée dans la réputée Proceedings of the National Academy of Sciences des États-Unis, précisait que cette molécule est sans danger. Trois vidéos montrent que des rongeurs ayant subi des lésions semblables à ce qu’on observe après un accident vasculaire cérébral ou une hypoxie / anoxie retrouvaient leurs capacités d’une façon tout à fait spectaculaire.
(Noter que saline-treated signifie : animal (cérébro) lésé traité avec une substance sans effet thérapeutique (injection d’eau saline); c’est le groupe contrôle.)
Observez la paralysie / rigidité des membres supérieurs rappellant celle fréquemment observée chez les enfants atteint de paralysie cérébrale et après un AVC :
Que feriez-vous (oui, toi), si vous étiez médecin? Vous pèseriez le pour et le contre, j’imagine. Pour : les résultats sont étonnants, la molécule est “amie” du corps, elle est physiologique, est spontanément libérée dans le cerveau après une lésion, et est sans grand danger. Contre : il n’y a pas d’étude randomisée à double insu, et ça risque de tarder parce que la molécule est déjà sur le marché.
Et vous décideriez de la faire vous-même, votre étude, arméE de votre gros bon sens, de votre compassion et de votre supplément d’inosine.
Que fera votre médecin, une fois que vous l’aurez informé de cette découverte scientifique? Vous dira-t-il que les résultats sont préliminaires? Qu’il faut être patient? Ou vous dira-t-il qu’il vous aidera, continuera à vous donner un encadrement clinique si vous tentez l’expérience?
Qui, à part les victimes d’un AVC et les personnes atteintes de paralysie cérébrale, peut bénéficier d’un petit printemps cérébral? Pensez-y : les estropiés de la dépression, du stress, de la drogue, de l’alcool, de l’habitude, d’une éducation rigide, du système carcéral, du conditionnement social, de la petite école, de la torture, du traumatisme, de la schizophrénie, que sais-je encore.
Sans oublier ceux et celles qui décident, de leur tour d’ivoire, que nous n’avons pas besoin de savoir ce que l’inosine pourrait faire pour nous.