Prenons une maladie associée à la carence en gras oméga-3. La dépression, tiens. Dira-t-on que toutes les dépressions sont causées par un manque d’oméga-3? Non, bien sûr!

Si l’on prend une population de personnes aux prises avec des sentiments et des pensées dépressifs qui n’ont pas des concentrations d’oméga-3 anormales, la dernière chose à essayer, pour les aider, est de leur donner ce qu’ils ont déjà en quantités adéquates.

Sauf pour cette nouvelle secte médicale qui se targue d’être « factuelle » (médecine factuelle, evidence-based medicine).  Les citoyens ont payé pour que des chercheurs « découvrent » que l’ajout d’oméga-3 chez des personnes en ayant déjà assez (autant que les autres) ne les aidait pas avec leur problème (la dépression majeure).

Mais  il y a de l’espoir. Ces chercheurs ont compris que l’on pourrait viser les dépressifs qui ont besoin d’oméga-3 quand on traite la dépression associée au manque d’oméga-3.

Référence
Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry. 2007 Oct 1;31(7):1393-6.
Fish oil supplementation in the treatment of major depression: a randomised double-blind placebo-controlled trial.
Grenyer BF, Crowe T, Meyer B, Owen AJ, Grigonis-Deane EM, Caputi P, Howe PR.

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