en cours de rédaction


lolita-1962Une fois de plus, le parti Québec Solidaire s’est montré plus réaliste et pragmatique que les partis de centre-droite, centre-gauche et centre-centre (pour les francophones qui ne connaissent pas la démocratie québécoise, il s’agit de  l’Action démocratique, du Parti Québécois et du Parti libéral, respectivement). Mme David a honoré la mémoire des victimes du massacre de la polytechnique en tenant une conférence de presse sur l’hypersexualisation des jeunes filles.

Jeunes filles précoces

Selon les chiffres avancés par Lysane Grégoire, responsable de la Commission nationale des femmes de Québec Solidaire, une adolescente sur trois sera abusée sexuellement avant l’âge adulte. La solution, soutient-elle, réside dans la prévention.

« Nous craignons que l’hypersexualisation teinte les rapports entre les garçons et les filles. La sexualité est maintenant considérée sous l’angle de la performance. Ce n’est pas normal que des jeunes filles se demandent si elles doivent accepter la sodomisation dès la première relation sexuelle.»

(24 heures, édition du vendredi 5 décembre 2008)

Ce n’est pas vraiment que ces idioties sodomites soient une question de performance. Bien sûr, c’est un comportement qui peut rappeler l’extrémisme de nos voisins du Sud. Mais ce qui est plus horrifique, dans tout cela, c’est que le corps soit devenu un terrain de jeu. L’hypersexualisation des jeunes filles, c’est le jeu de l’enfant colonisé par le monde des adultes. Pourquoi?

Premièrement, parce que la prostitution est devenue une façon de vivre. Donner son corps, vendre son corps pour quelques sous, pour 10$ de l’heure, est maintenant acceptable. La société ne pourrait pas faire mieux, n’est ce pas? Pourquoi pas y prendre plaisir? Si Britney aime ça, pourquoi pas moi? En plus, elle fait beaucoup plus que le salaire minimum pour vendre son corps.

Deuxièmement, parce que la puberté arrive plus tôt de nos jours. C’est à cause de l’industrie. L’industrie répand délibérément des tonnes de substances agissant sur les hormones sexuelles (on les appelle pseudooestrogènes ou xénooestrogènes). Bisphénol A, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxines, phtalates, biphényles polychlorés, ont cette fâcheuse tendance à interférer avec le développement normal des caractères sexuels primaires et secondaires. C’est la raison pour laquelle les jeunes préadolescentes sont plus vulnérables qu’auparavant aux attraits de la vie pubère. Ce n’est pas seulement un phénomène de mode, c’est un changement démographique de grande envergure qui fait que nous avons désormais, artificiellement, plus d’adolescentes qu’avant, parce que l’apparition des seins (et des caractères psychologiques sous-jacents) survient en moyenne 1 an et demi plus tôt que la nature l’avait prévu.

The Falling Age of Puberty in U.S. Girls: What We Know, What We Need to Know

The Problem
Girls get their first periods today, on average, a few months earlier than did girls 40 years ago, but they get their breasts one to two years earlier. Over the course of a few decades, the childhoods of U.S. girls have been significantly shortened.

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Voilà l'idée que ces élites ont derrière la tête

Plus ça change...

Un commentaire sur Not in the genes – Enthusiasts for genomics have corrupted scientific endeavour and undermined hopes of medical progress, de David Horrobin (The Guardian, 12 février 2003)

Feu David Horrobin a lâché plusieurs salves meutrières sur la Science Orthodoxe, et celle-ci, publiée dans un journal à grand tirage de Grande-Bretagne peu de temps avant sa mort, met en lumière le rôle que nous, citoyens, avons dans le développement de la science de demain.

Les magazines de vulgarisation scientifique et les médias de masse ont uni leurs voix pour chanter les louanges de la biologie moléculaire, de la génomique et du projet Génome, et s’extasier devant les progrès médicaux spectaculaires que ces entreprises seraient censées avoir dans un avenir proche. Mais en fait, les génomophiles — les tarés du génome — sont en train de corrompre la démarche scientifique elle-même, et ont détruit tout espoir de progrès médical véritable.

La Science Orthodoxe a son Livre, le Génome, où est écrit l’avenir de chacun et chacune d’entre nous. Hors de ladite biologie moléculaire (celle qui se fonde sur le gène, car d’autres approches, telles l’orthomoléculaire, la biologie des systèmes, et toutes les autres qui se servent des mêmes instruments pourraient revendiquer le même nom)

===(rédaction en cours)===

Cher docteur,

Nous avons récemment parlé du fait que le manque de vitamine D semblait être impliqué dans le développement de l’autoimmunité (Vieth, 2004). Je comprends votre point de vue: nous n’en savons pas encore assez. Aucune ligne directrice n’a été publiée à ce sujet. Pourtant, de telles précautions, qui seraient totalement justifiées s’il était question d’un médicament potentiellement dangereux, ne s’appliquent pas une molécule peu dangereuse (Vieth, 1999), qui fait défaut à un nombre considérable de personnes (cela ne fait plus l’ombre d’un doute désormais) (Vieth 2004).

Cependant, il faut se demander si la médecine factuelle (Evidence-based medicine) est la seule voix qui fait autorité en médecine en général, et dans le domaine des maladies autoimmunes en particulier. Doit-on attendre un essai randomisé à double insu? Ma maladie est rare, les fonds sont limités, la vitamine D ne bénéficie à aucune compagnie en particulier et est donc peu intéressante comme objet de recherche. Voir à ce sujet l’article Evidence-based medicine du CITIZENDIUM, l’encyclopédie en ligne écrite en collaboration par des experts et des citoyens.

Nous allons mesurer les concentrations de vitamine D dans mon sang. Connaitrons-nous alors le rôle de la vitamine D dans l’autoimmunité? Non, mais si le test est positif et indique une concentration basse de ce stéroïde, nous aurons fait un pas vers notre objectif premier, mon bien.

Dans le même ordre d’idée, vous savez qu’il existe plusieurs théories, hypothèses, études préliminaires et études cliniques de petite envergure (d’envergure abordable à des cliniciens-chercheurs ordinaires sous-subventionnés, pourrait-on ironiser), qui indiquent que l’auto-immunité est une réponse à certains polluants et xénobiotiques. Je vous propose de nous libérer, vous en tant que médecin et moi en tant que patient, de l’empire de l’opinion: comme vous le savez, ces hypothèses ont mauvaise presse. Elles ratissent large. Prenons le cas du mercure: le thimerosal (un additif dans plusieurs vaccins), les plombages et les poissons sont tous mentionnés comme sources de mercure. Cela veut dire que toute déclaration en faveur d’un lien entre les maladies auto-immunes et le mercure peut être utilisée (à tort ou à raison) comme arme contre les infectiologues, les dentistes et les nutritionnistes. Il n’est pas facile dans un tel climat de mener des recherches sans interférences, avec suffisamment de fonds, et avec un espoir réaliste de se faire publier dans un journal digne de l’ampleur de la découverte. Mais vous et moi pouvons quitter ce terrain glissant en testant le mercure dans mon corps (oui, je sais, ce test n’est pas couvert, en partie pour les raisons énumérées ci-dessus — je vais m’arranger), et, si l’hypothèse semble se vérifier, vous n’aurez pas à vous exposer à la controverse, mais vous pourrez éventuellement dire, en privé, que les preuves disponibles ont été suffisantes pour justifier un test, qui a été positif, et qui vous amis sur la piste d’un traitement de chélation au DMPS, au DMSA, ou à l’acide alpha-lipoïque (Rooney, 2007) cette quasi vitamine qui fait parler d’elle en raison de ses vertus ergoniques et détoxifiantes.

Je voudrais revenir à la question de la vitamine D, pour avancer un autre point. Je prends des corticostéroïdes. L’usage de corticostéroïdes est associé à des troubles osseux. La vitamine D pourrait être impliquée dans cette association. Comme vous le voyez, attendre des réponses claires et définitives de la médecine dite factuelle peut nous détourner des choses importantes, tandis que la médecine dite clinique.

Références

(incomplètes)

Rooney JP. (2007) « The role of thiols, dithiols, nutritional factors and interacting ligands in the toxicology of mercury. » Toxicology. May 20;234(3):145-56. Epub 2007 Mar 1.

Vieth R. (1999). « Vitamin D supplementation, 25-hydroxyvitamin D concentrations, and safety. » Am J Clin Nutr. May;69(5):842-56J

Vieth R. (2004) « Why the optimal requirement for Vitamin D3 is probably much higher than what is officially recommended for adults. » Steroid Biochem Mol Biol. May;89-90(1-5):575-9.
Department of Laboratory Medicine and Pathobiology, University of Toronto, and Pathology and Laboratory Medicine, Mount Sinai Hospital, Toronto, Canada M5G 1X5. rvieth@mtsinai.on.ca