enfants


La ville, comme les médias, sont, dans l’état actuel des choses, corrupteurs de la sensibilité innée de l’homme à autrui. La proximité dans laquelle nous vivons les uns des autres a tôt fait de refroidir l’instinct d’animal social pour faire place à un profond sentiment d’impuissance de tous envers tous — à l’exception de quelques relations et de la famille (quand tout se passe pour le mieux) — alimenté quotidiennement par le spectacle de la misère et de l’égocentrisme.

Avant que n’existent les fourmillières humaines, avant l’apparition de l' »information », il était possible de passer de l’indignation, de la colère, de l’inquiétude, à l’action. Songer au destin d’une personne qu’on ne connait pas, loin de notre communauté, relevait du religieux. Désormais, les personnes que l’on ne connaît pas sont à quelques mètres de nous et sont plusieurs milliers. En fait, nous vivons dans une seule et unique ville faite de béton et d’ondes. Il n’y a plus d’espace et il n’y a plus de religion.

Si bien que la préservation de l’instinct social, de l’empathie, devant la menace de surpopulation psychique, passe par une nouvelle forme de religiosité. Pour les matérialistes, il n’y a pas d’issue, il faut rentrer dans le rang, faire le peu qu’on peut et apprendre à s’économiser quand le sens de l’impuissance frappe. Pour ceux qui ne croient pas au matérialisme (matière, matière, tout n’est que matière), la science offre quelques pistes. En fin de compte, la croyance selon laquelle les religions n’étaient que des phénomènes politiques et psychanalytiques a été réfutée de plusieurs manières, mais tout particulièrement par des études sur l’effet de la pensée sur la matière — à distance. Il semble que la prière soit bien plus qu’un rituel, c’est une modalité de l’existence, et elle a un impact. Cela a été vérifié par divers chercheurs dans divers contextes expérimentaux.

Rupert Sheldrake Online
Rupert Sheldrake biologist author telepathy research, morphic resonance, powers of animals, psychic pets, dogmatic skepticism, media skeptics.
http://www.sheldrake.org/
Global Consciousness Project — consciousness, group consciousness …
Scientific research network studying global consciousness: Description, Specifications, Data Access, Results.
http://www.noosphere.princeton.edu/
Brian Josephson’s home page
Professor Brian Josephson (1973 physics Nobel laureate), director of the Mind-Matter Unification Project of the Theory of Condensed Matter Group at Cambridge
http://www.tcm.phy.cam.ac.uk/~bdj10/

Si bien que la question qui demeure est : peut-on vraiment se permettre d’ignorer que désormais, tout ce qui nous reste, dans la fourmillière humaine (hormis quelques bonnes actions sans grand impact social) c’est une pensée qui agit… à distance? Ou alors choisirez-vous de croire que ce n’est qu’une consolation, une auto-mystification, un opium, comme le voudraient les ennemis de la Raison et de la Science (qu’on appelle les sceptiques)?

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Quel degré de responsabilité criminelle pour une personne qui a été exposée à des concentrations de plomb que le gouvernement tolère, alors qu’elles sont capables de diminuer le QI, d’augmenter l’agressivité et de diminuer la résistance à la frustration? La Public Library of Sciences a publié, le 27 mai 2008, la première étude prospective montrant une association directe entre les concentrations de plomb chez le foetus et le jeune enfant et le risque de perpétrer des infractions criminelles.

Les chercheurs ont insisté sur le fait que les concentrations de plomb en question étaient nettement en dessous du seuil « préoccupant » (selon les autorités américaines).

Dorénavant, nous pourrons évaluer la part de responsabilté dans un crime en se basant (notamment) sur les concentrations de plomb dans le corps du présumé criminel : beaucoup de plomb, grande responsabilité des autorités gouvernementales de la santé; négligence criminelle.

Wright JP, Dietrich KN, Ris MD, Hornung RW, Wessel SD, et al. (2008) Association of Prenatal and Childhood Blood Lead Concentrations with Criminal Arrests in Early Adulthood. PLoS Med 5(5): e101 doi:10.1371/journal.pmed.0050101
Copyright: © 2008 Wright et al.

L’énorme erreur

Nous avons vu que la myopie de l’appareil médical fait que le manque de magnésium, cet ion fondamental, impliqué dans au moins 300 réactions métaboliques, qui semble être intimement lié à la pathophysiologie de l’obésité et du syndrome métabolique, se perpétue depuis des décennies, malgré les alertes lancées par la recherche fondamentale… et par l’appareil judiciaire! Personne ne sait combien la société dans son ensemble changerait si la médecine voyait l’évidence.

Mais les citoyens ne sont pas informés de plusieurs autres aberrations métaboliques qui offrent un terrain fertile à l’apparition de l’obésité.

Le manque de fer et l’anémie

L’anémie

Tout manque de fer ne cause pas d’anémie, mais si l’on s’attarde uniquement à l’anémie, nous constatons que les petits enfants souffrant d’un excès de poids ont près de 3 fois plus de risques d’être anémiques (2,85 fois plus).

Un bambin ayant un excès de poids sur cinq est anémique.

Cela donne donc plusieurs millions de bambins souffrant d’anémie qui ne sont pas traités. Certains subissent des régimes.

Manque de fer ne causant pas d’anémie

à suivre

Autres droits physiologiques non respectés

à suivre.

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Tandis que nous sommes devant nos télévisions à regarder les nouvelles de notre planète, choqués, mais nous demandant bien ce que nous pourrions faire, à part des choix de consommation responsables, notre environnement le plus immédiat, notre corps, souffre, tout comme la planète, à cause de la charge de produits de l’industrie qui s’y accumule.

Tous, sans exceptions, nous respirons, buvons, mangeons et respirons les produits de l’industrie qui feront de nous des clients du système médico-industriel comme cancéreux, asthmatiques, allergiques, dépressifs, déficitaires de l’attention.

Et si, parallèlement aux avertissements sur l’avenir de la planète, il y avait, régulièrement, à heure de grande écoute, des nouvelles de notre environnement immédiat, de nos corps, et particulièrement de nos ADN, de nos glandes et de nos cerveaux?

Les criminels qui détruisent notre planète détruisent aussi nos existences. Nous avons le droit de le savoir. Nous avons le droit de savoir comment leurs molécules tuent, font souffrir, et rendent autistes ou indifférents.

À moins que la faculté la plus importante de l’homme, qui loge dans les neurones miroirs (neurones empathiques), soit déjà trop polluée pour fonctionner adéquatement. Le nombre croissant d’autistes n’est que la pointe de l’iceberg. La pollution les frappe plus que les autres, mais les neurones miroirs de chacun d’entre nous sont pollués et déficients. La faculté la plus noble de l’homme, l’empathie, la conscience du monde, est atteinte.

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interaction, and restricted and repetitive interests and activities-has been found to be present in the general population with no clear demarcation between pathological severity and being a common trait.

London E. The role of the neurobiologist in redefining the diagnosis of autism. Brain Pathol. 2007 Oct;17(4):408-11.

The diagnostic triad of symptoms that defines autism-impaired communication, impaired social

Références

Myers, Pete. Good genes gone bad. American Prospect, April 2006. Dans : Our Stolen Future Homepage
Vedantam, Shankar. Social Isolation Growing in U.S., Study Says- The Number of People Who Say They Have No One to Confide In Has Risen. The Washington Post Friday, June 23, 2006; A03

Le monde ne sera pas détruit par ceux
qui font le mal, mais
par ceux qui les regardent
sans rien faire. Albert Einstein

Les fameuses expériences de Meltzoff ont permis de découvrir chez l'homme une capacité à apprendre par imitation (ou empathie)Depuis quelques années, nous savons où, dans le cerveau, se trouvent la compassion et la réflexion. Les neurones empathiques (qu’on appelle aussi les neurones miroirs et les neurones échos) ont pour fonction de faire entrer en Soi l’Autre. Lorsque nous pensons à autrui, les neurones miroirs (voir illustration ci-dessous) s’activent et mettent en scène leurs actions et leurs intentions comme si c’étaient les nôtres.

La découverte des neurones empathiques vient résoudre l’énigme de la capacité des nouveaux-nés, mise en évidence par Mertzoff et Moore en 1977 (voir ci-dessus), de répéter les gestes des adultes avant même qu’ils aient eux-mêmes appris ces gestes. Cette empathie est l’apprentissage même. Ce petit théâtre intérieur est actif dès la naissance — avant même la naissance, si  l’on parle des neurones écho.

Les autistes et les sociopathes (ou psychopathes) ont les neurones empathiques en piteux état. Mais ce sont que des cas extrêmes. Tous n’ont pas les mêmes facultés d’empathie (Hooper, 2006; Fecteau, 2008).

Ce que devient l’enfant né empathique

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Si l’on se fonde sur l’échelle de développement moral de Kohlberg, le constat est amer : bien peu de personnes ont su dépasser l’égocentrisme et les stades conformistes du raisonnemment moral.

Comment cela est-il possible, si la plupart d’entre nous naissons avec cette vilaine habitude de singer autrui, même quand ça fait mal?

De fait, un handicap des neurones empathiques peut permettre de mieux fonctionner en société. La compassion peut faire mal : ne pas réfléchir, ne pas se sentir soi-même ni ne sentir Autrui peut être important, voire essentiel.

Lorsque nous vivons des moments d’empathie trop intolérables, certaines parties du cortex préfrontal viennent faire taire nos précieux neurones empathiques. Ces « super-neurones miroirs », qu’on pourrait aussi bien nommer « anti-neurones miroirs », pour nous préserver, nous font nous dissocier de cette partie de nous-mêmes que l’on appelle Autrui.

En étudiant l’activité des neurones miroirs, le neuroscientifique Marco Iacoboni a découvert que nous bâtissions une barrière congnitive nous permettant de supporter nos réponses neurophysiologiques normales d’empathie lorsque nous faisons face à des situations ou des récits traumatiques. « Le cortex préfrontal contrôle ces neurones qui « singent » autrui; nous les avons nommés « super-neurones miroirs » parce qu’ils inhibent l’activité des neurones miroirs ». Dr. Iacoboni est appellé M. Neurones Miroirs en raison de son intérêt soutenu pour les mécanismes de l’empathie et de l’imitation. (Egan D, 2007; tradaptation : ODS)

Fonction sociopolitique de l’horreur : panem et circenses

La culture de l’horreur a pour fonction d’entretenir l’hébétude des masses (voir l’excellent documentaire de la BBC The Power of Nightmares et, en guise de démonstration, Bernstein, 2007). Il est confirmé, par exemple, que l’exposition à la violence à l’écran cause une isolation sociale chez le téléspectateur (Bickham DS & Rich M, 2006; voir aussi la « publicité » d’Adbusters illustrée ci-contre). Bien qu’il n’existe pas encore d’études capables de montrer que la télévision cause la violence dans la société — cela n’a pas encore été fait (Huesmann LR & Taylor LD, 2006), nous savons d’ores et déjà que l’indifférence à autrui s’apprend en assistant, impuissant, à la violence. La violence au petit écran est actuellement reconnue comme une menace à la santé publique (Huesmann LR & Taylor LD, 2006).

Panem et circenses est bien notre devise, mais pas au sens banal de « du pains et des jeux« , car le cirque en question, les jeux que les foules aimaient tant, faut il le rappeler, mettaient en scène des combats sanglants et répugnants, horrifiques comme ce que nous voyons envahir nos écrans jour après jour.

Depuis toujours, les adultes infligent, généralement sous forme ritualisée, des doses traumatiquess d’horreur à leurs enfants pour leur apprendre à vivre dans un monde violent et injuste.  Aujourd’hui, nous appelons ça le cinéma.

Le traitement

Les handicapés de l’empathie déversent l’horreur comme de l’information ou du divertissement (comme des stimulations sensorielles neutres, comme l’autiste la perçoit), dans le cerveau des autres. Les enfants sont envahis de monstruosités. Le traumatisme fait son oeuvre, et la roue tourne. Cette maladie mentalement transmissible, l’égocentrisme, s’engendre elle-même. C’est la vie!

Il est maintenant possilble de voir le handicap des sociopathes. Sans surprise, les psychopathes à la petite semaine, ceux et celles pour qui la vie en société est devenu un choix stratégique (et une compétence à parfaire), alors que c’est une inclinaison innée, apparaissent sous leur vrai jour, comme des erreurs de la… culture qui compensent un trou dans la tête avec de fragiles échafaudages neuronaux (Rilling, 2007).

Mais, tel Persée terrassant la Gorgone, il est possible de vaincre ce mal. Un miroir, comme le bouclier de Persée, peut forcer la terrifiante créature a fixer son regard pétrifiant sur elle-même. Puisque tous ne passerons pas dans la merveilleuse machine qui nous révèle à nous mêmes (IRMf), appelons les altruistes calculateurs, les bourgeois de l’émotion, les cultivateurs de jardins secrets, les émotifs qui se protègent, les tolérants indifférents, les sages sans colère, les guides spirituels et les maîtres à penser qui parlent de paix et de bonheur, mais jamais de guerre et d’injustice, et tous les éducateurs qui obfusquent l’innomable horreur de ce monde pour édifier nos esprits, appelons-les par leur nom : handicapés de l’empathie.

La rééducation s’appelle : enseignement moral (et religieux).

Références

Hooper, Rowan (2006) ‘Spectrum of empathy’ found in the brain. New Scientist.

Fecteau, S et al. (2008) Psychopathy and the mirror neuron system: Preliminary findings from a non-psychiatric sample Psychiatry Research,  –

Bickham DS, Rich M. (2006) Is television viewing associated with social isolation? Roles of exposure time, viewing context, and violent content. Arch Pediatr Adolesc Med. Apr;160(4):387-92.

Huesmann LR, Taylor LD (2006) The role of media violence in violent behavior. Annu Rev Public Health. ;27:393-415.

Egan, Danielle (2007) How Horror Sparks Our Brains : ‘Mirror neurons’ drive the biology of empathy. TheTyee.ca March 2.

Neuroscientist Dr. Marco Iacoboni studies mirror neuron activities in the brain and has found that we do indeed build up a sort of cognitive resistance to our empathetic neurophysiological responses whether reporters covering the case, forensic scientists or citizens who choose to tune the coverage out. « The prefrontal cortex controls these ‘monkey see, monkey do’ cells and we’ve coined these ‘super mirror neurons’ because they do inhibit mirror neuron activity, » says the UCLA-based neurologist, known as Mr. Mirror Neuron due to his focused studies on the neural mechanisms of empathy and imitation.

Bernstein KT, Ahern J, Tracy M, Boscarino JA, Vlahov D, Galea S. Television watching and the risk of incident probable posttraumatic stress disorder: a prospective evaluation. Nerv Ment Dis. 2007 Jan;195(1):41-7.

JK Rilling et al. (2007) Neural Correlates of Social Cooperation and Non-Cooperation as a Function of Psychopathy – Biological Psychiatry.