foetus


Quel degré de responsabilité criminelle pour une personne qui a été exposée à des concentrations de plomb que le gouvernement tolère, alors qu’elles sont capables de diminuer le QI, d’augmenter l’agressivité et de diminuer la résistance à la frustration? La Public Library of Sciences a publié, le 27 mai 2008, la première étude prospective montrant une association directe entre les concentrations de plomb chez le foetus et le jeune enfant et le risque de perpétrer des infractions criminelles.

Les chercheurs ont insisté sur le fait que les concentrations de plomb en question étaient nettement en dessous du seuil « préoccupant » (selon les autorités américaines).

Dorénavant, nous pourrons évaluer la part de responsabilté dans un crime en se basant (notamment) sur les concentrations de plomb dans le corps du présumé criminel : beaucoup de plomb, grande responsabilité des autorités gouvernementales de la santé; négligence criminelle.

Wright JP, Dietrich KN, Ris MD, Hornung RW, Wessel SD, et al. (2008) Association of Prenatal and Childhood Blood Lead Concentrations with Criminal Arrests in Early Adulthood. PLoS Med 5(5): e101 doi:10.1371/journal.pmed.0050101
Copyright: © 2008 Wright et al.

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Tandis que nous sommes devant nos télévisions à regarder les nouvelles de notre planète, choqués, mais nous demandant bien ce que nous pourrions faire, à part des choix de consommation responsables, notre environnement le plus immédiat, notre corps, souffre, tout comme la planète, à cause de la charge de produits de l’industrie qui s’y accumule.

Tous, sans exceptions, nous respirons, buvons, mangeons et respirons les produits de l’industrie qui feront de nous des clients du système médico-industriel comme cancéreux, asthmatiques, allergiques, dépressifs, déficitaires de l’attention.

Et si, parallèlement aux avertissements sur l’avenir de la planète, il y avait, régulièrement, à heure de grande écoute, des nouvelles de notre environnement immédiat, de nos corps, et particulièrement de nos ADN, de nos glandes et de nos cerveaux?

Les criminels qui détruisent notre planète détruisent aussi nos existences. Nous avons le droit de le savoir. Nous avons le droit de savoir comment leurs molécules tuent, font souffrir, et rendent autistes ou indifférents.

À moins que la faculté la plus importante de l’homme, qui loge dans les neurones miroirs (neurones empathiques), soit déjà trop polluée pour fonctionner adéquatement. Le nombre croissant d’autistes n’est que la pointe de l’iceberg. La pollution les frappe plus que les autres, mais les neurones miroirs de chacun d’entre nous sont pollués et déficients. La faculté la plus noble de l’homme, l’empathie, la conscience du monde, est atteinte.

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interaction, and restricted and repetitive interests and activities-has been found to be present in the general population with no clear demarcation between pathological severity and being a common trait.

London E. The role of the neurobiologist in redefining the diagnosis of autism. Brain Pathol. 2007 Oct;17(4):408-11.

The diagnostic triad of symptoms that defines autism-impaired communication, impaired social

Références

Myers, Pete. Good genes gone bad. American Prospect, April 2006. Dans : Our Stolen Future Homepage
Vedantam, Shankar. Social Isolation Growing in U.S., Study Says- The Number of People Who Say They Have No One to Confide In Has Risen. The Washington Post Friday, June 23, 2006; A03

Les États sont en particulier liés par l’obligation de respecter le droit à la santé, notamment en s’abstenant de refuser ou d’amoindrir l’égalité d’accès de toutes les personnes, dont les détenus, les membres de minorités, les demandeurs d’asile et les immigrants en situation irrégulière, aux soins de santé prophylactiques, thérapeutiques et palliatifs

Logo de l’ONU
Le droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint« .

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DUR DUR D’ÊTRE UN BÉBÉ

Cela se produit en ce moment. Tout autour de vous, et peut-être même en vous.

Des cas d’hypovitaminose D et de rachitisme extrêmes ont été signalés chez des enfants de mamans voilées ou couvrant leur corps de semblable manière. Si celles-ci ont, en plus, une peau particulièrement foncée, l’hypocalcémie (manque de calcium) consécutive au manque de vitamine D peut causer des convulsions (voir illustration). La plupart des personnes ayant une peau fortment pigmentée vivent en état presque permanent d’hypovitaminose D si elles vivent à des latitudes relativement boréales (États-Unis, Canada, centre et Nord de l’Europe, par exemple) du fait que leur peau les surprotège des rayons ultraviolets nécessaires à la production de vitamine D. L’apport alimentaire n’a que peu d’impact sur cela.

Avant les symptômes évidents de rachitisme, l’enfant né d’une mère ne produisant pas assez de vitamine D est léthargique, irritable, faible et peut ressentir des souffrances dans les membres. Combien d’enfants issus de minorités ethniques (« raciales ») et religieuses naissent avec ce fardeau sans être traités? Un très grand nombre d’enfants, comme nous allons le voir.

Attention : risque de fracture (en tombant de sa chaise)

Il y a maintenant 28 ans, en 1979, Bachrach, Fisher et Parks ont publié « An outbreak of vitamin D deficiency rickets in a susceptible population » (Éclosion de rachitisme par hypovitaminose D chez une population prédisposée).

Nous trouvons dans cette étude clinique les détails principaux permettant de diagnostiquer le problème et de le traiter; il y est question des populations qui cachent leur peau (certains musulmans, mais aussi d’autres qui sont adventistes).

L’article parut dans Pediatrics.

De nombreuses autres études ont suivi, qui ont confirmé la valeur de l’étude initiale.

28 ans plus tard, la médecine n’a pas évolué, elle a même régressé. Nous sommes désormais à l’heure de la « médecine factuelle » (ou basée sur des « données probantes »; Evidence-Based Medicine), si bien qu’il est désormais possible de dire, après avoir confirmé les résultats de l’étude de 1979 que…

Plus de recherches

sont nécessaires

(Further research is necessary)

et pourquoi donc?

Pour connaître

les conséquences à long terme

de la carence en vitamine D

chez le nouveau-né

et sa mère

(to determine the long-term consequences of maternal and neonatal vitamin D deficiency)

Pourquoi voulons-nous connaître les effets à long terme de ce manque (à supposer que nous n’en sachions pas déjà assez?)

Pour émettre des recommandations

sur la supplémentation

de vitamine D

durant la grossesse

(in order to issue guidelines on vitamin D supplementation during pregnancy. (Dijkstra & al, 2007 (a,b)))

Voici comment, en affectant une posture d’objectivité scientifique, avec le jargon stéréotypique de la « médecine factuelle », on en vient à laisser des enfants vivre les neufs mois les plus cruciaux de leur vie en détresse métabolique,

JUSTE POUR VOIR CE QUE ÇA FAIT!

Voilà un attrait pour le factuel assez douteux. Ici, curiosité scientifique et voyeurisme se confondent.

Cet article a été publié en septembre 2007 dans Archives of Disease in Childhood, une publication faisant autorité, qui est rattachée au British Medical Journal.

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Références

Bachrach S, Fisher J, Parks JS, « An outbreak of vitamin D deficiency rickets in a susceptible population », dans Pediatrics, 1979, p. 871–7

Dijkstra SH, van Beek A, Janssen JW, de Vleeschouwer LH, Huysman WA, van den Akker EL, « High prevalence of vitamin D deficiency in newborns of high-risk mothers », dans Arch Dis Child Fetal Neonatal Ed. , 2007

Dijkstra SH, van Beek A, Janssen JW, de Vleeschouwer LH, Huysman WA, van den Akker EL, « High prevalence of vitamin D deficiency in newborn infants of high-risk mothers », dans Arch. Dis. Child., 2007, p. 750–3

Voir aussi :

Grover SR, Morley R, « Vitamin D deficiency in veiled or dark-skinned pregnant women », dans Med. J. Aust., 2001, p. 251–2

Binet A, Kooh SW, « Persistence of Vitamin D-deficiency rickets in Toronto in the 1990s », dans Canadian journal of public health. Revue canadienne de santé publique, 1996, p. 227–30

Benson J, Skull S, « Hiding from the sun – vitamin D deficiency in refugees », dans Australian family physician, 2007, p. 355–7

Dijkstra SH, Arpaci G, Huijsman WA, Boot AM, van den Akker EL, « [Seizures in foreign newborns due to maternal vitamin-D deficiency] », dans Nederlands tijdschrift voor geneeskunde, 2005, p. 257–60


foetusplomb.JPGL’exposition du foetus au tabac est un facteur de risque de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA). Cela, on le sait. L’étude de Bruce Lanphear & coll. de 2006 indique qu’un autre facteur de risque, celui-ci moins modifiable que le tabagisme, contribue encore plus au THADA. Il s’agit de l’exposition au plomb.

Nous parlons ici du plomb sécuritaire. Connaissez-vous le plomb sécuritaire? Il s’agit d’une dose de plomb trouvée fréquemment dans l’environnement, que les autorités de la santé jugent sécuritaire (moins de 10 microgrammes par décilitre).

Les concentrations de plomb auxquelles les autorités de la santé veulent bien que nous soyons exposés minent l’attention et rendent hyperactif.

Déjà que les timbres de nicotine et les médicaments sont très peu efficaces contre le tabagisme (une personne sur quatre répond à ces traitements), nous voilà encore plus impuissants qu’on ne le pensait : le plomb sécuritaire, que l’on respire et ingère, est au moins aussi dangereux que l’infâme cigarette!

Reste à savoir si l’industrie saura ce défaire de sa vilaine dépendance au plomb mieux que les fumeurs de leur dépendance au tabac.

Références

Joe M. Braun, Robert S. Kahn, Tanya Froehlich, Peggy Auinger, and Bruce P. Lanphear (2006) « Exposures to Environmental Toxicants and Attention Deficit Hyperactivity Disorder in U.S. Children. » Environmental Health Perspectives Volume 114, Number 12, December 2006
Uyar M, Filiz A, Bayram N, et al (2007). « A randomized trial of smoking cessation. Medication versus motivation ». Saudi medical journal 28 (6): 922-6. PMID 17530112.