Les microbes se promènent dans les aires confinées des écoles, des hôpitaux et des bureaux.  Les espaces surpeuplés abritant du froid sont une invention des classes dominantes leur permettant de gérer économiquement un nombre maximal de corps humains aptes au travail ou en vue de les préparer au bagne. Rappelons que la majorité des salaires payés dans le monde sont en-deçà de ce que l’Organisation des Nations-Unies qualifie de décent.

Les bouillons de cultures microbiennes dans lesquels nous nous entassons sont le problème, mais la médecine la plus énergique (les faire sauter ou les abandonner) causerait des effets vraiment trop indésirables (emprisonnement, famine). Puisqu’il faut pactiser avec les personnes qui nous exploitent et nous rendent malades, tristes et cons, voyons comment on peut assainir nos aires communes.

Ces boîtes à matière humaine contiennent non seulement plus d’humains, plus des microbes qu’ils transportent avec eux, mais aussi moins d’électrons. On appelle ça une réduction du taux d’ionisation de l’air ambiant.

Quelques diagrammes vous donneront une petite idée. Un ionisateur d’air libère des électrons dans l’atmosphère. Ces électrons s’attachent à l’oxygène (O2+e-=O2-). L’O2- se promène jusqu’à ce qu’il entre en collision avec de la poussière en suspension, une bactérie ou un virus. L’électron est arraché de l’O2 et s’accroche à la particule ou au microbe en suspension. L’électron agit comme une glu : il se forme un agglomération plus lourde, si bien que la particule ou le microbe tombe au sol. Après une séance d’ionisation de l’air, on passe le balai et on ramasse les microbes (si, c’est vrai, c’est mesurable).

Premier diagramme (merci au Penn State Department of Architectural Engineering pour avoir partagé en ligne ces résultats) : la réduction des concentrations de microbes dans une clinique dentaire, telle qu’exprimée en termes de concentrations de microbes divers dans deux bouillons de culture.

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Passons au troisième diagramme, où il est question d’un microbe fort célèbre ces jours-ci, le staphyloccoque doré (SRAM signifie staphyloccoque doré résistant à la méthicilline ou méthicillinorésistant) :

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Un détail important, en bas à droite : « Makela 1979 ». Cela signifie que cette étude a été publiée il y a trente ans. Statisticiens, à vos calculs! Comptez les morts et le cumul des réductions de qualité de vie. Juste pour avoir un ordre de grandeur. N’oubliez pas les prédictions.

Référence
Penn State Department of Architectural Engineering, Indoor Environment Center, Aerobiological Engineering, Airborne Pathogen Control Technologies, Negative Air Ionization