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Avertissement aux fumeurs

AVERTISSEMENT
VOUS AVEZ LE DROIT DE LIMITER LES EFFETS DE VOTRE DÉPENDANCE
Le tabagisme étant une des dépendances les plus longues et difficiles à briser (seuls 20 à 25 % des fumeurs parviennent à cesser de fumer à l’aide des traitements actuellement disponibles), il est du devoir des administrations publiques de vous informer des recours qui sont à votre disposition pour limiter les dégâts causés par les métaux lourds, les cancérogènes et ces autres substances étrangères à l’organisme que vous absorbez quotidiennement. Nourrissez votre cerveau, car autrement il pourrait un jour ressembler à ceci. En agissant ainsi dans l’intérêt de votre santé, vous pourriez accroître vos chances de cesser de fumer.

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Insuffisances et dangers des traitements actuels

Le nombre d’enfants asthmatiques ne cesse de croître partout dans le monde (Murray & coll, 2006; Leikauf & coll., 1995).

Le traitement de l’asthme qui est recommandé actuellement souffre de plusieurs lacunes. La pompe bleue et la pompe orange (le bronchodilatateur et l’anti-inflammatoire stéroïdien) sont d’une importance vitale pour les asthmatiques, c’est évident, mais il est de notoriété publique que ces traitements sont purement symptomatiques.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la recherche se concentre actuellement sur les causes de l’asthme et des allergies, dans l’espoir d’endiger à la source cette cascade immunitaire qui mène aux crises allergiques et asthmatiques (Belliveau, 2005). Il est d’autant plus urgent de trouver de meilleurs traitements pour l’asthme que l’incidence d’effets secondaires inacceptables consécutifs à l’usage de beta-agonistes est beaucoup trop élevée. L’agitation, l’instabilité et de brutales augmentations du rythme cardiaque (tachycardie) sont rapportées par 58, 57 et 56% des asthmatiques. 96 % des patients considèrent que leur médecin n’a pas de sympathie pour leur sort et qu’il ne veut pas entendre parler de ces effets secondaires (White, 1999). Comment peut-on vivre des années, parfois même toute une vie, dans une telle agitation, avec la crainte d’une attaque d’asthme mortelle si l’on cesse de prendre le médicament qui cause ces troubles? Quels sont les coûts humains de ces pathologies induites par les médicaments?

Ainsi, la recherche se tourne vers d’autres moyens de contrer l’asthme. Mais nous craignons cependant que, dans l’attente de la prochaine panacée, oserait-on dire, les décideurs n’oublient les acquis actuels de la recherche.

Les besoins spécifiques des asthmatiques

Les asthmatiques souffrent d’un certain nombre de troubles associés à une réponse immunitaire exagérée. Nous verrons plus loin qu’il est possible de traiter ces anormalités.

L’hypomagnésie

En premier lieu, la plupart des asthmatiques vivent dans un état constant d’hypomagnésie (Touyz, 2004; Sedighi & coll, 2006; Alamoudi, 2001). Le magnésium, qui est utilisé aux soins intensifs pour dilater les bronches et les vaisseaux sanguins (dans l’asthme sévère et la prééclampsie, respectivement) n’est pas un bronchodilatateur comme les autres. C’est le bronchodilatateur du corps; c’est l’ion qui bloque les canaux calcium dont l’activation cause la contraction des bronches (Gourgoulianis & coll. 2001). Lors des crises, l’hypomagnésie est exacerbée et l’infusion intraveineuse de magnésium permet de stabiliser l’état du patient même quand les traitements habituels sont demeurés inefficaces (Devi, 1997). Il est difficile de comprendre pourquoi le magnésium ne fait pas partie de la pharmacopée habituelle contre l’asthme. Une raison probable de cette négligence est que la plupart des cliniciens n’ont pas appris en faculté de médecine que les tests sanguins habituels sans valeur diagnostique appréciable, ils donnent des « faux négatifs »; c’est dans les cellules que se trouve le magnésium, et c’est là qu’il faut le chercher (Touyz, 2004; voir Nous devons sauver les enfants de l’épidémie – Partie 1 : l’énorme erreur).

L’épuisement des défenses anti-inflammatoires et antioxydantes

Il ne faudrait pas croire que la cortisone répond à tous les besoins de l’asthmatique aux prises avec de régulières crises inflammatoires. L’organisme répond à l’inflammation au moyen d’une large gamme d’enzymes et de molécules qui sont susceptibles d’être affectées par la maladie. La recherche prouve que c’est le cas.

Les asthmatiques manquent de zinc (Tahan & coll, 2006). Cette carence est étroitement liée au processus inflammatoire, de même qu’aux mécanismes de reconstruction des tissus pulmonaires lésés par l’inflammation (Tudor & coll, 2005; Zalewski & coll, 2005; Truong-Tran & coll, 2001). Négliger cette carence en zinc chez l’asthmatique revient à encourager la dégénérescence du poumon de l’asthmatique et l’activation immunitaire de même qu’à promouvoir la dépendance aux médicaments.

Il existe d’autres carences chez l’asthmatique qui doivent être comblées. L’hyperactivité immunitaire du poumon asthmatique génère des besoins importants que l’alimentation ne comble pas complètement : mentionnons le manganese (Kocyigit & coll. 2004) et les vitamines antioxydantes (A, C, E) (Riccioni & coll. 2007).

La lutte des athmatiques pour leurs droits

Il est urgent de faire connaître ces problèmes aux médecins à qui on a enseigné qu’il n’existe que la cortisone comme moyen de contrer l’inflammation et ses méfaits.

Certains, prenant conscience de ces nombreux problèmes métaboliques, agissent. L’administration des molécules que nous avons mentionnées (et de certaines autres), par voie intraveineuse pour de meilleurs résultats, améliore de façon marquée la fonction pulmonaire des asthmatiques. Si le traitement est administré régulièrement, on observe des améliorations spectaculaires. Les tests de spirométrie, qui mesurent la gravité de l’asthme, indiquent des améliorations allant de 45 % à 95 %. Plus le traitement est assidu et prolongé, meilleure est la récupération de la fonction respiratoire (Shrader, 2004).

Nous estimons que la négligence de l’intégrité physique des malades a assez duré. Une maladie chronique comme l’asthme engendre des besoins particuliers, c’est évident, et s’ils ne sont pas comblés, la maladie perdurera et s’aggravera. Si les asthmatiques recevaient le soutien métabolique auquel ils ont droit, ils verraient leur condition s’améliorer.

C’est pourquoi:

Nous exigeons que le protocole employé dans l’étude publiée dans le Nutrition Journal en 2004 soit accessible à toutes les personnes asthmatiques qui estiment avoir droit à leur intégrité physique.
Nous exigeons que l’ensemble des connaissances sur les conséquences métaboliques de l’asthme soient communiquées aux cliniciens. Il faut faire en sorte que les besoins fondamentaux des patients occupent une place de premier plan dans la formation continue des cliniciens.

Références

Murray CS, Simpson B, Kerry G, Woodcock A, Custovic A (2006). « Dietary intake in sensitized children with recurrent wheeze and healthy controls: a nested case-control study ». Allergy 61 (4): 438-42. DOI:10.1111/j.1398-9995.2005.00927.x. PMID 16512805.
Leikauf GD, Kline S, Albert RE, Baxter CS, Bernstein DI, Buncher CR (1995). « Evaluation of a possible association of urban air toxics and asthma« . Environ. Health Perspect. 103 Suppl 6: 253-71. PMID 8549483.
Belliveau PP (2005). « Omalizumab: a monoclonal anti-IgE antibody« . MedGenMed : Medscape general medicine 7 (1): 27. PMID 16369332.
Gourgoulianis KI, Chatziparasidis G, Chatziefthimiou A, Molyvdas PA (2001). « Magnesium as a relaxing factor of airway smooth muscles ». Journal of aerosol medicine : the official journal of the International Society for Aerosols in Medicine 14 (3): 301-7. DOI:10.1089/089426801316970259. PMID 11693841.
White MV, Sander N (1999). « Asthma from the perspective of the patient ». J. Allergy Clin. Immunol. 104 (2 Pt 2): S47-52. PMID 10452788.
Touyz RM (2004). « Magnesium in clinical medicine ». Front. Biosci. 9: 1278-93. PMID 14977544.

Barbagallo M, Dominguez LJ, « Magnesium intake in the pathophysiology and treatment of the cardiometabolic syndrome: where are we in 2006? », dans Journal of the cardiometabolic syndrome, 2006, p. 356–7

Sedighi M, Pourpak Z, Bavarian B, Safaralizadeh R, Zare A, Moin M (2006). « Low magnesium concentration in erythrocytes of children with acute asthma ». Iranian journal of allergy, asthma, and immunology 5 (4): 183-6. DOI:05.04/ijaai.183186. PMID 17237571.
Alamoudi OS (2001). « Electrolyte disturbances in patients with chronic, stable asthma: effect of therapy« . Chest 120 (2): 431-6. PMID 11502640.
Devi PR, Kumar L, Singhi S, Prasad R, Singh M. Intravenous magnesium sulfate in acute severe asthma not responding to conventional therapy. Indian Pediatr. 1997;34:389–97.
Tahan F, Karakukcu C (2006). « Zinc status in infantile wheezing ». Pediatr. Pulmonol. 41 (7): 630-4. DOI:10.1002/ppul.20413. PMID 16703575.
Tudor R, Zalewski PD, Ratnaike RN (2005). « Zinc in health and chronic disease ». The journal of nutrition, health & aging 9 (1): 45-51. PMID 15750665.
Zalewski PD, Truong-Tran AQ, Grosser D, Jayaram L, Murgia C, Ruffin RE (2005). « Zinc metabolism in airway epithelium and airway inflammation: basic mechanisms and clinical targets. A review ». Pharmacol. Ther. 105 (2): 127-49. DOI:10.1016/j.pharmthera.2004.09.004. PMID 15670623.
Truong-Tran AQ, Carter J, Ruffin R, Zalewski PD (2001). « New insights into the role of zinc in the respiratory epithelium ». Immunol. Cell Biol. 79 (2): 170-7. PMID 11264713.
Kocyigit A, Zeyrek D, Keles H, Koylu A (2004). « Relationship among manganese, arginase, and nitric oxide in childhood asthma ». Biological trace element research 102 (1-3): 11-8. PMID 15621923.
Riccioni G, Barbara M, Bucciarelli T, di Ilio C, D’Orazio N (2007). « Antioxidant vitamin supplementation in asthma ». Ann. Clin. Lab. Sci. 37 (1): 96-101. PMID 17311877.
Shrader WA (2004). « Short and long term treatment of asthma with intravenous nutrients« . Nutrition journal 3: 6. DOI:10.1186/1475-2891-3-6. PMID 15144562.

Nous avons eu droit récemment à un déluge de brèves indiquant que finalement, la vitamine C n’était pas utile pour combattre le rhume. Tant d’années après la publication de Vitamin C and the Common Cold, par Linus Pauling, nous sommes enfin sortis des ténèbres de l’ignorance. Fini, ce remède de… Grand-père Linus. D’où vient cette lumineuse révélation? Qui nous a gratifié de cette nouvelle qui s’est répandue comme… une infection d’un bout à l’autre de la planète?

Histoire de la « découverte »

Il y a trois ans, quelques auteurs ont mené une analyse des études cliniques relatives à la vitamine C dans le traitement du rhume commun (common cold) (Douglas & Hemila, 2005). Nous appelons cela une méta-analyse. Les auteurs étaient rattachés au groupe Cochrane, le centre mondial de la médecine dite « factuelle » ou « médecine basée sur les données probantes » (Evidence-based medicine).

La critique

Plusieurs chercheurs, penseurs, et médecins mettent en doute cette école de pensée qui se déclare objective, neutre et impartiale. Nous allons leur donner raison.

Peu de temps après la publication de cette étude, il y a trois ans, grâce à l’avènement de l’open access (accès libre) en sciences, un chercheur a pu montrer, clairement et au grand jour, dans une des publications les plus respectées dans le monde scientifique (Public Library of Sciences (PLoS), que l’ensemble de cette recherche était sans valeur appréciable, et que les conclusions qu’ils avaient publiées n’étaient pas étayées par les résultats dont ils disposaient.

Tout ce que Douglas et Hemila ont confirmé, c’est que 60 ans de recherche sur la vitamine C ont été gaspillés, à confondre apports nutritionnels et doses pharmacologiques et à méconnaître la pharmacocinétique de la vitamine C. (Hickey & Roberts, 2005)

Au mieux, cette méta-analyse démontrait que ce nutriment, lorsque consommé en doses insuffisantes et de manière épisodique, ne protégait pas du rhume (quoique, même là, certaines populations en bénéficiaient, comme le reconnurent les auteurs eux-mêmes). C’est exactement comme si l’on démontrait que la pilule anticonceptionnelle ne marche pas parce que si une femme la prend une fois par mois, elle tombera enceinte quand même, ou comme si l’on affirmait que les antibiotiques sont inefficaces parce que toutes les personnes qui en ont pris une ou deux fois n’ont pas été guéries de leur infection bactérienne.

Répéter un mensonge dans les médias de masse, c’est le transformer en vérité

Surprise: deux ans plus tard, Hemila, Douglas et deux collègues récidivent, avec la même étude, si ce n’est que quelques centaines de nouveaux patients ont été rajoutées à la fosse commune de l’erreur médicale! Toujours les mêmes erreurs de pharmacologie que votre pharmacien ne ferait pas, toujours cette étrange incapacité à comprendre ce que Linus Pauling avait dit et martelé pendant des décennies!

Les questions restées sans réponse

Le rhinovirus 14, responsable du rhume communLa méta-analyse de 2007, comme celle de 2005, ne répond pas à la question qu’elle pose : la vitamine C permet-elle de combattre le rhume?

Voici les questions que l’on se pose, que les chercheurs du groupe Cochrane ont persisté à ne pas se poser cette fois-ci, malgré la science :

La vitamine C, lorsque consommée en doses relativement élevées, cause un changement dans l’état du malade pendant moins de trois heures. C’est ainsi : c’est une vitamine hydrosoluble, qui est rapidement métabolisée chez toutes les espèces vivantes. Mais qu’arrive-t-il si le patient s’assure d’avoir dans son organisme des concentrations potentiellement antivirales de vitamine C pendant toute la journée, et non pas seulement pendant trois heures par jour (de rhume)?

Tolérance intestinale à la vitamine C, selon les infectionsLes médecins curieux et attentionnés qui ont constaté que la fameuse réaction d’intolérance à des doses élevées de vitamine C, la diarrhée osmotique, ne survenait pas chez les patients en état de stress aigu, chez les personnes enrhumées ou souffrant d’autres troubles immunitaires, ont constaté que more is better, dans ce cas précis. Les personnes rattachées au groupe Cochrane ont fait fi de cette variabilité physiologique qui, pourtant, renseigne sur les mécanismes endogènes de réaction au stress et à la maladie. Qu’arrive-t-il s’il on suppose que cette tolérance acquise signale un besoin acquis? Pourquoi absorbons-nous tellement plus de vitamine C lorsque nous sommes malades?

Conclusions

Le rhume peut sembler bénin, mais il coûte des fortunes à la société. C’est aussi une source de souffrances que l’on sous-estime tous. Mais pensons aux enfants qui, eux, peuvent être sévèrement affectés par le rhume. N’oublions les personnes âgées et les malades dont l’état peut basculer à cause d’un rhume. Pour toutes ces personnes, le rhume commun l’est bien trop.

Ceux et celles qui prétendent que la vitamine C ne combat pas le rhume se rendent complices de cet état de fait; plus précisément, ils portent atteinte au droit à la santé des citoyens les plus vulnérables en disséminant des informations trompeuses.

Références

Douglas R, Hemila H, Chalker E, Treacy B. (2007) Vitamin C for preventing and treating the common cold. Cochrane Database Syst Rev. Jul 18;(3):CD000980.

Douglas RM, Hemila H. (2005) Vitamin C for preventing and treating the common cold. PLoS Med. Jun;2(6):e168; quiz e217.

Hickey S, Roberts H. (2005) Misleading information on the properties of vitamin C. PLoS Med. Sep;2(9):e307; author reply e309. Epub 2005 Sep 27.

« Douglas and Hemila have only confirmed that 60 years of vitamin C research has largely been wasted, because of confusion between nutritional and pharmacological intakes, and a misunderstanding of the pharmacokinetics.« 

Cathcart RF. (1981) Vitamin C, titrating to bowel tolerance, anascorbemia, and acute induced scurvy. Med Hypotheses. Nov;7(11):1359-76.

Annexes

Reportage charmant :

Linus Pauling parlant d’avant la vitamine C :

La cachexie est un état de maigreur extrême qui afflige, notamment, la plupart des personnes atteintes de cancer à un stade avancé.

L’âge avancé, le SIDA et plusieurs maladies chroniques sont d’autres causes du syndrome cachectique (Dröge, 2002).

Le degré de cachexie, dans la plupart de ces conditions ou maladies, est un prédicteur sûr du pronostic. Autremenr dit, traiter la cachexie, c’est non seulement améliorer la qualité de vie, redonner de la vigueur à une personne amondrie, humiliée par la maladie, mais c’est aussi contribuer à augmenter son espérance de vie. En effet, en plus des handicaps associés à la maigreur extrême, la  cachexie est accompagnée d’un affaiblissement du système immunitaire et des organes (Hack, 1998). Il est donc crucial de comprendre, autant que possible, le phénomène de la cachexie.

cachexie

Affection entraînant une déperdition protéique grave causée par une diminution importante de l’appétit; elle se caractérise par la faiblesse, une fonte musculaire (atrophie) grave et une perte de poids.

Lexique de la Société canadienne du cancer

Selon la SCC, la cachexie vient de leur fâcheuse tendance à ne pas manger assez! C’est tout!

Si les personnes atteintes de cancer faisaient un petit effort pour manger, tout irait vraiment beaucoup mieux… Dommage que les malades soient si peu obéissants.


La cachexie n’est pas seulement causée par un apport alimentaire insuffisant, mais c’est une conséquence des dérangements immunitaires et métaboliques qu’amène le cancer. Le glutathion et certains acides aminés souffrés sont impliqués dans le processus : les personnes atteintes de cancer manquent de glutathion et l’administration de molécules permettant de restaurer des niveaux normaux de glutathion est thérapeutique. La cachexie se traite si l’on en comprend les causes. La restauration des concentrations de glutathion est une partie centrale du traitement de la cachexie.

Les personnes atteintes de cancer ont droit, comme les autres, à leur intégrité physique. L’importance du glutathion et des autres thiols (molécules à base de souffre ayant un rôle antioxydant) est telle qu’on ne peut, qu’on ne doit pas laisser une seule personne malade sans traitement — même si l’acétylcystéine ne rapporte rien aux investisseurs de l’industrie de la santé et n’intéresse pas les chercheurs en mal de nouveautés thérapeutiques.

Références

Dröge W, « Free radicals in the physiological control of cell function », dans Physiol. Rev., 2002, p. 47–95

Hack V, Breitkreutz R, Kinscherf R, et al, « The redox state as a correlate of senescence and wasting and as a target for therapeutic intervention », dans Blood, 1998, p. 59–67

Défauts et dangers des traitements actuels

Le nombre d’enfants asthmatiques ne cesse de croître partout dans le monde (Murray & coll, 2006; Leikauf & coll., 1995).

Le traitement de l’asthme qui est recommandé actuellement souffre de plusieurs lacunes. La pompe bleue et la pompe orange (le bronchodilatateur et l’anti-inflammatoire stéroïdien) sont d’une importance vitale pour les asthmatiques, c’est évident, mais il est de notoriété publique que ces traitements sont purement symptomatiques.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la recherche se concentre actuellement sur les causes de l’asthme et des allergies, dans l’espoir d’endiger à la source cette cascade immunitaire qui mène aux crises allergiques et asthmatiques (Belliveau, 2005). Il est d’autant plus urgent de trouver de meilleurs traitements pour l’asthme que l’incidence d’effets secondaires inacceptables consécutifs à l’usage de beta-agonistes est beaucoup trop élevée. L’agitation, l’instabilité et de brutales augmentations du rythme cardiaque (tachycardie) sont rapportées par 58, 57 et 56% des asthmatiques. 96 % des patients considèrent que leur médecin n’a pas de sympathie pour leur sort et qu’il ne veut pas entendre parler de ces effets secondaires (White, 1999). Comment peut-on vivre des années, parfois même toute une vie, dans une telle agitation, avec la crainte d’une attaque d’asthme mortelle si l’on cesse de prendre le médicament qui cause ces troubles? Quels sont les coûts humains de ces pathologies induites par les médicaments?

Ainsi, la recherche se tourne vers d’autres moyens de contrer l’asthme. Mais nous craignons cependant que, dans l’attente de la prochaine panacée, oserait-on dire, les décideurs n’oublient les acquis actuels de la recherche.

Les besoins spécifiques des asthmatiques

Les asthmatiques souffrent d’un certain nombre de troubles associés à une réponse immunitaire exagérée. Nous verrons plus loin qu’il est possible de traiter ces anormalités.

L’hypomagnésie

En premier lieu, la plupart des asthmatiques vivent dans un état constant d’hypomagnésie (Touyz, 2004; Sedighi & coll, 2006; Alamoudi, 2001). Le magnésium, qui est utilisé aux soins intensifs pour dilater les bronches et les vaisseaux sanguins (dans l’asthme sévère et la prééclampsie, respectivement) n’est pas un bronchodilatateur comme les autres. C’est le bronchodilatateur du corps; c’est l’ion qui bloque les canaux calcium dont l’activation cause la contraction des bronches (Gourgoulianis & coll. 2001). Lors des crises, l’hypomagnésie est exacerbée et l’infusion intraveineuse de magnésium permet de stabiliser l’état du patient même quand les traitements habituels sont demeurés inefficaces (Devi, 1997). Il est difficile de comprendre pourquoi le magnésium ne fait pas partie de la pharmacopée habituelle contre l’asthme. Une des raisons probables de cette négligence pourrait être que la plupart des cliniciens croient que les tests sanguins habituels renseignent sur les taux de magnésium de leurs patients. Ces tests sont pourtant sans valeur diagnostique appréciable, ils donnent des « faux négatifs »; c’est dans les cellules que se trouve le magnésium, et c’est là qu’il faut le chercher (Touyz, 2004).

L’épuisement des défenses anti-inflammatoires et antioxydantes

Il ne faudrait pas croire que la cortisone répond à tous les besoins de l’asthmatique aux prises avec de régulières crises inflammatoires. L’organisme répond à l’inflammation au moyen d’une large gamme d’enzymes et de molécules qui sont susceptibles d’être affectées par la maladie. La recherche prouve que c’est le cas.

Les asthmatiques manquent de zinc (Tahan & coll, 2006). Cette carence est étroitement liée au processus inflammatoire, de même qu’aux mécanismes de reconstruction des tissus pulmonaires lésés par l’inflammation (Tudor & coll, 2005; Zalewski & coll, 2005; Truong-Tran & coll, 2001). Négliger cette carence en zinc chez l’asthmatique revient à encourager la dégénérescence du poumon de l’asthmatique et l’activation immunitaire de même qu’à promouvoir la dépendance aux médicaments.

Il existe d’autres carences chez l’asthmatique qui doivent être comblées. L’hyperactivité immunitaire du poumon asthmatique génère des besoins importants que l’alimentation ne comble pas complètement : mentionnons le manganese (Kocyigit & coll. 2004) et les vitamines antioxydantes (A, C, E) (Riccioni & coll. 2007).

La lutte des athmatiques pour leurs droits

Il est urgent de faire connaître ces problèmes aux médecins qui croient qu’il n’existe que la cortisone comme moyen de contrer l’inflammation et ses méfaits.

Certains médecins, prenant conscience de ces nombreux problèmes métaboliques, agissent. L’administration des molécules que nous avons mentionnées (et de certaines autres), par voie intraveineuse pour de meilleurs résultats, améliore de façon marquée la fonction pulmonaire des asthmatiques. Si le traitement est administré régulièrement, on observe des améliorations spectaculaires. Les tests de spirométrie, qui mesurent la gravité de l’asthme, indiquent des améliorations allant de 45 % à 95 %. Plus le traitement est assidu et prolongé, meilleure est la récupération de la fonction respiratoire (Shrader, 2004).

Nous estimons que la négligence de l’intégrité physique des malades a assez duré. Une maladie chronique comme l’asthme engendre des besoins particuliers, c’est évident, et s’ils ne sont pas comblés, la maladie perdurera et s’aggravera. Si les asthmatiques recevaient le soutien métabolique auquel ils ont droit, ils verraient leur condition s’améliorer.

C’est pourquoi:

Nous exigeons que le protocole employé dans l’étude publiée dans le Nutrition Journal en 2004 soit accessible à toutes les personnes asthmatiques qui estiment avoir droit à leur intégrité physique.
Nous exigeons que l’ensemble des connaissances sur les conséquences métaboliques de l’asthme soient communiquées aux cliniciens. Il faut faire en sorte que les besoins fondamentaux des patients occupent une place de premier plan dans la formation continue des cliniciens.

Références

Murray CS, Simpson B, Kerry G, Woodcock A, Custovic A (2006). « Dietary intake in sensitized children with recurrent wheeze and healthy controls: a nested case-control study ». Allergy 61 (4): 438-42. DOI:10.1111/j.1398-9995.2005.00927.x. PMID 16512805.
Leikauf GD, Kline S, Albert RE, Baxter CS, Bernstein DI, Buncher CR (1995). « Evaluation of a possible association of urban air toxics and asthma« . Environ. Health Perspect. 103 Suppl 6: 253-71. PMID 8549483.
Belliveau PP (2005). « Omalizumab: a monoclonal anti-IgE antibody« . MedGenMed : Medscape general medicine 7 (1): 27. PMID 16369332.
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White MV, Sander N (1999). « Asthma from the perspective of the patient ». J. Allergy Clin. Immunol. 104 (2 Pt 2): S47-52. PMID 10452788.
Touyz RM (2004). « Magnesium in clinical medicine ». Front. Biosci. 9: 1278-93. PMID 14977544.
Sedighi M, Pourpak Z, Bavarian B, Safaralizadeh R, Zare A, Moin M (2006). « Low magnesium concentration in erythrocytes of children with acute asthma ». Iranian journal of allergy, asthma, and immunology 5 (4): 183-6. DOI:05.04/ijaai.183186. PMID 17237571.
Alamoudi OS (2001). « Electrolyte disturbances in patients with chronic, stable asthma: effect of therapy« . Chest 120 (2): 431-6. PMID 11502640.
Devi PR, Kumar L, Singhi S, Prasad R, Singh M. Intravenous magnesium sulfate in acute severe asthma not responding to conventional therapy. Indian Pediatr. 1997;34:389–97.
Tahan F, Karakukcu C (2006). « Zinc status in infantile wheezing ». Pediatr. Pulmonol. 41 (7): 630-4. DOI:10.1002/ppul.20413. PMID 16703575.
Tudor R, Zalewski PD, Ratnaike RN (2005). « Zinc in health and chronic disease ». The journal of nutrition, health & aging 9 (1): 45-51. PMID 15750665.
Zalewski PD, Truong-Tran AQ, Grosser D, Jayaram L, Murgia C, Ruffin RE (2005). « Zinc metabolism in airway epithelium and airway inflammation: basic mechanisms and clinical targets. A review ». Pharmacol. Ther. 105 (2): 127-49. DOI:10.1016/j.pharmthera.2004.09.004. PMID 15670623.
Truong-Tran AQ, Carter J, Ruffin R, Zalewski PD (2001). « New insights into the role of zinc in the respiratory epithelium ». Immunol. Cell Biol. 79 (2): 170-7. PMID 11264713.
Kocyigit A, Zeyrek D, Keles H, Koylu A (2004). « Relationship among manganese, arginase, and nitric oxide in childhood asthma ». Biological trace element research 102 (1-3): 11-8. PMID 15621923.
Riccioni G, Barbara M, Bucciarelli T, di Ilio C, D’Orazio N (2007). « Antioxidant vitamin supplementation in asthma ». Ann. Clin. Lab. Sci. 37 (1): 96-101. PMID 17311877.
Shrader WA (2004). « Short and long term treatment of asthma with intravenous nutrients« . Nutrition journal 3: 6. DOI:10.1186/1475-2891-3-6. PMID 15144562.