maigreur


Objectifs

1. Déterminer les effets anorexigènes de la malnutrition

1.1 Le zinc

Le déficit en zinc cause une perte d’appétit qui peut mener à l’anorexie nerveuse, à des troubles de l’appétit et du goût et, fait notable, à un apport inadéquat de zinc. L’usage du zinc dans le traitement de l’anorexie nerveuse a été défendu par Bakan depuis 1979. Au moins cinq études cliniques ont montré que le zinc augmentait le gain de poids chez les anorexiques. En 1994, un essai randomisé à double insu a montré que le zinc (14 mg par jour) doublait la le gain de poids des anorexiques. (Publié dans Wikipedia-EN)

1.2 Autres nutriments

D’autres nutriments susceptibles d’être en déficit suite à une perte d’appétit peuvent contribuer à ce phénomène de malnutrition induite par la malnutrition : tyrosine, tryptophane (précurseurs des monoamines dopamine/norepinephrine et de la sérotonine, respectivement); thiamine (vitamine B1). (Publié dans Wikipedia-EN)

Clairement, les acides gras polysinsaturés, notamment ADH, AEP et AA, sont impliqués dans le cercle. (à suivre)

2. Autres objectifs

2.1 Comment les neurones miroirs fonctionnent-ils dans l’anorexie?

2.2 Quelles sont les aberrations du goût qui peuvent mener à l’anorexie?

2.3 Les phénomènes d’anorexie (transitoires, sans conséquences évidentes) sont-ils fréquents dans la population? Sont-ils associés à des problèmes comme l’obésité (cf « ne pas sauter de repas, ne pas se gaver, éviter les régimes yo-yo, pour prévenir le gain de poids »)?

Références

Neurobiology of Zinc-Influenced Eating Behavior

Publié dans Wikipedia:

Zinc deficiency causes a decrease in appetite that can degenerate in anorexia nervosa (AN), appetite disorders and, notably, inadequate zinc nutriture. The use of zinc in the treatment of anorexia nervosa has been advocated since 1979 by Bakan. At least five trials showed that zinc improved weight gain in anorexia. A 1994 randomized, double-blind, placebo-controlled trial showed that zinc (14 mg per day) doubled the rate of body mass increase in the treatment of AN. nutrients such as tyrosine and tryptophan (precursors of the monoamine neurotransmitters norepinephrine and serotonin, respectively), as well as vitamin B1 (thiamine) could contribute to this phenomenon of malnutrition-induced malnutrition.

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La cachexie est un état de maigreur extrême qui afflige, notamment, la plupart des personnes atteintes de cancer à un stade avancé.

L’âge avancé, le SIDA et plusieurs maladies chroniques sont d’autres causes du syndrome cachectique (Dröge, 2002).

Le degré de cachexie, dans la plupart de ces conditions ou maladies, est un prédicteur sûr du pronostic. Autremenr dit, traiter la cachexie, c’est non seulement améliorer la qualité de vie, redonner de la vigueur à une personne amondrie, humiliée par la maladie, mais c’est aussi contribuer à augmenter son espérance de vie. En effet, en plus des handicaps associés à la maigreur extrême, la  cachexie est accompagnée d’un affaiblissement du système immunitaire et des organes (Hack, 1998). Il est donc crucial de comprendre, autant que possible, le phénomène de la cachexie.

cachexie

Affection entraînant une déperdition protéique grave causée par une diminution importante de l’appétit; elle se caractérise par la faiblesse, une fonte musculaire (atrophie) grave et une perte de poids.

Lexique de la Société canadienne du cancer

Selon la SCC, la cachexie vient de leur fâcheuse tendance à ne pas manger assez! C’est tout!

Si les personnes atteintes de cancer faisaient un petit effort pour manger, tout irait vraiment beaucoup mieux… Dommage que les malades soient si peu obéissants.


La cachexie n’est pas seulement causée par un apport alimentaire insuffisant, mais c’est une conséquence des dérangements immunitaires et métaboliques qu’amène le cancer. Le glutathion et certains acides aminés souffrés sont impliqués dans le processus : les personnes atteintes de cancer manquent de glutathion et l’administration de molécules permettant de restaurer des niveaux normaux de glutathion est thérapeutique. La cachexie se traite si l’on en comprend les causes. La restauration des concentrations de glutathion est une partie centrale du traitement de la cachexie.

Les personnes atteintes de cancer ont droit, comme les autres, à leur intégrité physique. L’importance du glutathion et des autres thiols (molécules à base de souffre ayant un rôle antioxydant) est telle qu’on ne peut, qu’on ne doit pas laisser une seule personne malade sans traitement — même si l’acétylcystéine ne rapporte rien aux investisseurs de l’industrie de la santé et n’intéresse pas les chercheurs en mal de nouveautés thérapeutiques.

Références

Dröge W, « Free radicals in the physiological control of cell function », dans Physiol. Rev., 2002, p. 47–95

Hack V, Breitkreutz R, Kinscherf R, et al, « The redox state as a correlate of senescence and wasting and as a target for therapeutic intervention », dans Blood, 1998, p. 59–67