médicaments non-brevetables


Regarder ce reportage de 60 minutes pourrait vous permettre de sauver des vies, peut-être la vôtre.

Voyez comment on se bat contre les médecins.

Il ne faut pas avoir peur de passer pour des crétins. Il faut crier et pleurer beaucoup; comme ça ces créatures se sentent confortées dans leur sentiment de supériorité et ils vous traiteront vous, le parent éploré, en vous donnant un placebo par procuration — le traitement que vous voulez pour la personne aimée.

Et surtout s’armer de patience, car les médecins sont généralement si prodigieusement orgueilleux (surtout dans les hôpitaux) que quand vous commencerez à obtenir le succès thérapeutique escompté, ils inventeront des histoires d’une stupidité inimaginable pour ne pas s’avouer dans le tort.

Excellent documentaire, du reste, sur cette molécule ensevelie sous la propagande depuis 40 ans, et qui refait surface à cause — et seulement à cause — d’Internet.

source : Living Proof? 60 minutes. Nouvelle-Zélande.

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Les microbes se promènent dans les aires confinées des écoles, des hôpitaux et des bureaux.  Les espaces surpeuplés abritant du froid sont une invention des classes dominantes leur permettant de gérer économiquement un nombre maximal de corps humains aptes au travail ou en vue de les préparer au bagne. Rappelons que la majorité des salaires payés dans le monde sont en-deçà de ce que l’Organisation des Nations-Unies qualifie de décent.

Les bouillons de cultures microbiennes dans lesquels nous nous entassons sont le problème, mais la médecine la plus énergique (les faire sauter ou les abandonner) causerait des effets vraiment trop indésirables (emprisonnement, famine). Puisqu’il faut pactiser avec les personnes qui nous exploitent et nous rendent malades, tristes et cons, voyons comment on peut assainir nos aires communes.

Ces boîtes à matière humaine contiennent non seulement plus d’humains, plus des microbes qu’ils transportent avec eux, mais aussi moins d’électrons. On appelle ça une réduction du taux d’ionisation de l’air ambiant.

Quelques diagrammes vous donneront une petite idée. Un ionisateur d’air libère des électrons dans l’atmosphère. Ces électrons s’attachent à l’oxygène (O2+e-=O2-). L’O2- se promène jusqu’à ce qu’il entre en collision avec de la poussière en suspension, une bactérie ou un virus. L’électron est arraché de l’O2 et s’accroche à la particule ou au microbe en suspension. L’électron agit comme une glu : il se forme un agglomération plus lourde, si bien que la particule ou le microbe tombe au sol. Après une séance d’ionisation de l’air, on passe le balai et on ramasse les microbes (si, c’est vrai, c’est mesurable).

Premier diagramme (merci au Penn State Department of Architectural Engineering pour avoir partagé en ligne ces résultats) : la réduction des concentrations de microbes dans une clinique dentaire, telle qu’exprimée en termes de concentrations de microbes divers dans deux bouillons de culture.

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Passons au troisième diagramme, où il est question d’un microbe fort célèbre ces jours-ci, le staphyloccoque doré (SRAM signifie staphyloccoque doré résistant à la méthicilline ou méthicillinorésistant) :

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Un détail important, en bas à droite : « Makela 1979 ». Cela signifie que cette étude a été publiée il y a trente ans. Statisticiens, à vos calculs! Comptez les morts et le cumul des réductions de qualité de vie. Juste pour avoir un ordre de grandeur. N’oubliez pas les prédictions.

Référence
Penn State Department of Architectural Engineering, Indoor Environment Center, Aerobiological Engineering, Airborne Pathogen Control Technologies, Negative Air Ionization

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25 juin 2002 : les scientifiques apprennent que l’inosine, une molécule simple, un nucléotide impliqué notamment dans la synthèse de l’ARN messager, stimulait la croissance axonale, ou ce qu’on appelle en langage courant « les nouvelles connections » entre les neurones.

L’étude, publiée dans la réputée Proceedings of the National Academy of Sciences des États-Unis, précisait que cette molécule est sans danger. Trois vidéos montrent que des rongeurs ayant subi des lésions semblables à ce qu’on observe après un accident vasculaire cérébral ou une hypoxie / anoxie retrouvaient leurs capacités d’une façon tout à fait spectaculaire.

(Noter que saline-treated signifie : animal (cérébro) lésé traité avec une substance sans effet thérapeutique (injection d’eau saline); c’est le groupe contrôle.)

Observez la paralysie / rigidité des membres supérieurs rappellant celle fréquemment observée chez les enfants atteint de paralysie cérébrale et après un AVC :


Que feriez-vous (oui, toi), si vous étiez médecin? Vous pèseriez le pour et le contre, j’imagine. Pour : les résultats sont étonnants, la molécule est « amie » du corps, elle est physiologique, est spontanément libérée dans le cerveau après une lésion, et est sans grand danger. Contre : il n’y a pas d’étude randomisée à double insu, et ça risque de tarder parce que la molécule est déjà sur le marché.

Et vous décideriez de la faire vous-même, votre étude, arméE de votre gros bon sens, de votre compassion et de votre supplément d’inosine.

Que fera votre médecin, une fois que vous l’aurez informé de cette découverte scientifique? Vous dira-t-il que les résultats sont préliminaires? Qu’il faut être patient? Ou vous dira-t-il qu’il vous aidera, continuera à vous donner un encadrement clinique si vous tentez l’expérience?

Qui, à part les victimes d’un AVC et les personnes atteintes de paralysie cérébrale, peut bénéficier d’un petit printemps cérébral? Pensez-y : les estropiés de la dépression, du stress, de la drogue, de l’alcool, de l’habitude, d’une éducation rigide, du système carcéral, du conditionnement social, de la petite école, de la torture, du traumatisme, de la schizophrénie, que sais-je encore.

Sans oublier ceux et celles qui décident, de leur tour d’ivoire, que nous n’avons pas besoin de savoir ce que l’inosine pourrait faire pour nous.

Référence

Inosine induces axonal rewiring and improves behavioral outcome after stroke
Peng Chen, David E. Goldberg, Bryan Kolb, Marc Lanser, and Larry I. Benowitz; Proc Natl Acad Sci U S A. 2002 June 25; 99(13): 9031–9036.

Récapitulons : faire un remède homéopathique est simple. Vous prenez une pincée ou une goutte d’un produit x et vous diluez, secouez vigoureusement, dans 100 fois plus d’eau; vous prenez un centième de cette préparation et répétez l’exercice entre 5 et 200 fois. On voit tout de suite que la préparation d’un remède homéopathique n’est pas sorcier.

Il n’empêche que ça fait un peu sorcellerie. On sait que la probabilité qu’il reste une seule molécule du produit que nous avons dilué est très faible quand on s’approche de la 12ème dilution. Cela, les homéopathes le savent depuis longtemps, et le fondateur de l’homéopathie, Samuel Hahnemann, s’en doutait, puisqu’il postulait qu’un principe vital était imprégné dans ses préparations.

Sorcellerie ou pas, vitalisme ou pas, l’enjeu économique est énorme. Si l’homéopathie est bonne à quelque chose, elle peut faire économiser des fortunes. Si c’est de la pseudoscience, c’est une vaste escroquerie.

Il est généralement admis que la grande revue Nature a réglé le cas de l’homéopathie dans l’affaire de la Mémoire de l’eau. Si vous entrez « water » et « structure » dans Google, vous obtiendrez un portrait de la situation assez parlant.

« Structure de l’eau » (« Water structure », « structure of water ») est le terme reconnu scientifiquement pour rendre compte ou, au contraire, réfuter l’idée que l’eau et certains mélanges pourraient conserver une mémoire du produit qui y a été dissous.

Le premier site est Water structure and science (www.lsbu.ac.uk/water/), qui a été crée par Martin Chaplin, professeur de sciences appliquées, division de recherche sur l’eau et les systèmes aqueux à l’Université South Bank de Londres. Le site est hébergé par l’institution. Certains diront que l’on peut être un scientifique respecté et avoir perdu la boule (c’est ce que l’on dit à propos de Rustum Roy, un éminent spécialiste des matériaux, dont l’eau, qui s’est attaqué violemment aux critiques de l’homéopathie).

Voyons ce que l’autre site a à dire à propos de Martin Chaplin et de sa ressource Internet. Ce site est tenu par Steve Lower, professeur de chimie à la retraite (Université Simon Fraser, Colombie Britannique) et concepteur d’un logiciel didactique sur la chimie. Dès le premier abord, nous remarquons que ce professeur n’entend pas à rire avec toutes les bêtises que l’on vend au public crédule sur l’eau. Tout juste en dessous de « une introduction tout en douceur sur l’eau et sa structure » (« A gentle introduction to water and its structure »), nous voyons que deux sections sur trois sont vouées à la réfutation des escroqueries et de la pseudosciences (Aquascams et pseudoscience). Voyons les référence du distingué professeur : Martin Chaplin apparaît second dans la liste, et premier pour ce qui est de l’aspect purement scientifique de la question

It is a scientifically sound, well laid-out collection of articles on water and its structure which should answer any of your questions.

N’importe laquelle de mes questions? Justement, j’aimerais bien savoir ce qui est arrivé des idées de ce fameux Benveniste après qu’on ait révélé la supercherie. Question d’envoyer ça au visage du prochain escroc nouvelâgeux que je croise.

Allons voir la section Homeopathy. Section Published evidence :

In spite of many (most?) people knowing of success stories (and the opposite) concerning the use of homeopathy where it is practiced [120], scientists have difficulty in regarding this form of alternative medicine as any more than a placebo effect.e A controversial paper in Nature [132] containing data from several laboratories, claiming to prove the efficacy of extreme dilution (the ‘memory of water’ [1112])a has not been generally accepted after the results were reported as not reproducible under closely controlled and observed (by Nature’s self-acknowledged biased observers), but strained, overly-demanding and unsympathetic, conditions with negative results from only one laboratory being cherry-picked from amongst otherwise positive results [133]. The original results [132] were, however, confirmed in a blinded study by the statistician Alfred Spira [346e] and also in a rather bizarre Nature paper purporting to prove the opposite [346b],b and were subsequently comprehensively confirmed by a blinded multi-center trial [346a]. In spite of this apparent confirmation by several laboratories, there are still doubts over whether the experiments are truly reproducible and whether the noted effects may be due to the origin of the biological samples or human operator effects [1362].

Ainsi donc, Nature aurait manqué de sérieux, se serait dédit, et aurait fait fi des résultats embarrassants qui ont suivi? Ah oui? Revenons à notre professeur de chimie à la retraite :

In 1985, the late Jacques Benveniste, a French biologist, conducted experiments that purported to show that a certain type of cellular immune response could be brought about by an anti-immunoglobulin agent that had been diluted to such an extent that it is highly unlikely that even one molecule of this agent remained in the aqueous solution. He interpreted this to indicate that water could somehow retain an impression, or « memory », of a solute that had been diluted out of existence. This result was immediately taken by believers in homeopathy as justification for their dogma that similarly diluted remedies could be effective as alternative medical agents. The consensus among chemists is that any temporary disruption of the water structure by a dissolved agent would disappear within a fraction of a second after its removal by dilution, owing to the vigorous thermal motions of the water molecules. Benveniste’s results have never been convincingly replicated by other scientists

Hé ben. Encore un sceptique pris les culottes baissées. Il croit parler en grande pompe du consensus des chimistes, cite le plus illustre de ceux-ci, et le contredit point par point.

Voilà de la pseudoscience, voilà une fraude scientifique. Oui, nous sommes victimes d’une escroquerie : nous dépensons des fortunes en impôts et en médicaments alors qu’il existe une alternative pratiquement gratuite et plausible scientifiquement.

Pour un survol de la recherche clinique, voir la suite de la section Homeopathy, sur le site du Pr. Chaplin.