violence


Autour de 60 % des papas de Gaza ont un SSPT (PTSD). 75% des mamans. 98% des enfants.

Après les arrestations massives à Toronto, bien des jeunes militants ont vu leur monde s’écrouler. Ils ne s’attendaient pas à entrer dans ce monde parallèle qu’ils voient à la télé, loin de chez eux. Là aussi, le SSPT est répandu.

L’avènement du fascisme sécuritaire post-11 septembre, couplé à l’éducation populaire rendue possible par Internet, rendent de plus en plus probable l’apparition d’un SSPT, que l’on soit un spectateur ahuri par la terreur à l’écran ou la victime mise en scène sur le toi-tube.

Comme si ce n’était pas suffisant, le microfascisme biomédical est là pour nous aider à vivre, si l’on peut se le payer. Les antidépresseurs et anxiolytiques servent à modifier les concentrations de certains neurotransmetteurs dans le but d’aider des personnes qui ont ces problèmes chimiques mais aussi bien d’autres problèmes chimiques.

La fausse dichotomie entre le naturel et le synthétique, entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie des produits naturels, cache le vrai problème. Après un trauma, le corps — et cela inclut le cerveau — est transformé. Vous n’êtes plus la même personne. Ce que les psys et les naturo-machin appellent le travail du temps, le travail sur soi, c’est aussi l’effort de l’organisme — et non pas seulement la psyché — pour retrouver sa plénitude malgré les nombreuses microfamines qui perdurent et sont entretenues, pour la plupart, par le traitement psychopharmacologique au prozac, à l’ativan ou aux gentilles petites plantes comme le millepertuis, le kava ou que sais-je encore.

Les personnes en syndrome post-traumatique manquent des matériaux de construction suivants.

Magnésium

Zinc

Omega-3 (surtout EPA/AEP)

Antioxydants, au premier chef vitamine C et glutathion (donc cystéine)

Vitamine D

pour plus d’infos contactez l’auteur; d’autres détails suivront.

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Comme vous pourrez le voir en cliquant ci-dessus les catégories « neurones miroirs » ou « neurones empathiques », la découverte de cette population de neurones située à peu près à l’endroit que l’on fr-crtun2touche quand on dit « ça va pas, la tête? » est un moment majeur dans l’histoire de la science et de l’humanité car il sera enfin possible de diagnostiquer très objectivement le manque de sens moral et de compassion. Ce n’est plus en dehors du domaine supposément neutre de la science.

Entrons donc dans notre gymnase psychique. Âmes sensibles s’abstenir (c’est un exercice pour les autres).

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Go!

Le lancer de la chaussure est une de ces belles traditions irakiennes qu’il serait bon de préserver. Ici, nous voyons un intellectuel irakien (un journaliste) en faire un usage politique. Il est vrai qu’une chaussure fait plus mal qu’une babouche. D’un autre côté, une bombe fait plus de mal qu’une roche.

La ville, comme les médias, sont, dans l’état actuel des choses, corrupteurs de la sensibilité innée de l’homme à autrui. La proximité dans laquelle nous vivons les uns des autres a tôt fait de refroidir l’instinct d’animal social pour faire place à un profond sentiment d’impuissance de tous envers tous — à l’exception de quelques relations et de la famille (quand tout se passe pour le mieux) — alimenté quotidiennement par le spectacle de la misère et de l’égocentrisme.

Avant que n’existent les fourmillières humaines, avant l’apparition de l' »information », il était possible de passer de l’indignation, de la colère, de l’inquiétude, à l’action. Songer au destin d’une personne qu’on ne connait pas, loin de notre communauté, relevait du religieux. Désormais, les personnes que l’on ne connaît pas sont à quelques mètres de nous et sont plusieurs milliers. En fait, nous vivons dans une seule et unique ville faite de béton et d’ondes. Il n’y a plus d’espace et il n’y a plus de religion.

Si bien que la préservation de l’instinct social, de l’empathie, devant la menace de surpopulation psychique, passe par une nouvelle forme de religiosité. Pour les matérialistes, il n’y a pas d’issue, il faut rentrer dans le rang, faire le peu qu’on peut et apprendre à s’économiser quand le sens de l’impuissance frappe. Pour ceux qui ne croient pas au matérialisme (matière, matière, tout n’est que matière), la science offre quelques pistes. En fin de compte, la croyance selon laquelle les religions n’étaient que des phénomènes politiques et psychanalytiques a été réfutée de plusieurs manières, mais tout particulièrement par des études sur l’effet de la pensée sur la matière — à distance. Il semble que la prière soit bien plus qu’un rituel, c’est une modalité de l’existence, et elle a un impact. Cela a été vérifié par divers chercheurs dans divers contextes expérimentaux.

Rupert Sheldrake Online
Rupert Sheldrake biologist author telepathy research, morphic resonance, powers of animals, psychic pets, dogmatic skepticism, media skeptics.
http://www.sheldrake.org/
Global Consciousness Project — consciousness, group consciousness …
Scientific research network studying global consciousness: Description, Specifications, Data Access, Results.
http://www.noosphere.princeton.edu/
Brian Josephson’s home page
Professor Brian Josephson (1973 physics Nobel laureate), director of the Mind-Matter Unification Project of the Theory of Condensed Matter Group at Cambridge
http://www.tcm.phy.cam.ac.uk/~bdj10/

Si bien que la question qui demeure est : peut-on vraiment se permettre d’ignorer que désormais, tout ce qui nous reste, dans la fourmillière humaine (hormis quelques bonnes actions sans grand impact social) c’est une pensée qui agit… à distance? Ou alors choisirez-vous de croire que ce n’est qu’une consolation, une auto-mystification, un opium, comme le voudraient les ennemis de la Raison et de la Science (qu’on appelle les sceptiques)?

brave-new-world.jpgIl est incontestable que l’ensemble de la population, n’étant pas bien informée par les élites, est handicappée neurologiquement par manque de vitamine C, de vitamine D, de magnésium, d’acides gras polyinsaturés, d’eau, et d’autres molécules de base qui devraient être apportées en quantités adéquates, selon les besoins de la personne, et non pas selon les besoins de l’industrie de l’agro-alimentaire et du complexe médico-industriel. Il est évident qu’à ces handicaps se surajoutent ceux causés par les métaux lourds, dont le plomb, et par d’autres produits de l’industrie qui, on le sait, affectent le cerveau, ce délicat organe, avant tout autre partie du corps.

Mais une autre particularité de cet organe si sensible, du moins chez les Grands Primates, dont l’homme, est qu’il ne peut s’épanouir que s’il entretient des contacts significatifs avec autrui, avec d’autres cerveaux, via les neurones miroirs. Ainsi donc, la culture de l’horreur se propage comme une maladie neurologiquement transmissible, nous rendant tous blasés, insensibles et égocentriques. Mais n’y a-t-il d’autres solutions que la censure (qui permet de suppléer aux super-neurones miroirs décrits dans Diagnostic et traitement de la sociopathie ordinaire) et la réhabilitation, notamment à l’aide de l’imagerie médicale?

L’ultime violence, qui court-circuite absolument nos neurones miroirs, est celle qui frappe des personnes que nous savons véritablement vivantes. Entre les adeptes de Quentin Tarantino et les personnes qui suivent l’actualité sans jamais la rattraper, y a-t-il une si grande différence?

Certains ont des troubles de l’humeur, d’autres non, mais la vaste majorité d’entre nous ne sait pas ou n’a pas les moyens d’écouter la voix de la conscience — la voix des neurones miroirs/empathiques. C’est que voilà, le monde est si grand, et nous sommes si petits!

Le sens moral — le bonheur de soulager la souffrance, le soin aux plus faibles, l’instinct qui pousse à porter secours, sont restés intacts chez nos cousins les primates. La principale raison : ils vivent en petits groupes, de quelques dizaines d’individus (Baschetti, 2006). Les sociétés humaines, par contre, accommodent assez bien les actes répréhensibles et l’égocentrisme, qui seront noyés dans l’anonymat. On pense que c’est la naissance de l’agriculture qui aurait donné le coup d’envoi de cette vaste partie de massacre.

Les troubles de l’humeur dans tout cela? Pourquoi poser un cataplasme  sur une tête de bois? Tous et toutes, nous devrions être anéantis par le désespoir, l’anxiété, l’insomnie, les phobies, e tutti quanti. Mais nos neurones empathiques doivent être tus, il nous faut « lâcher prise », pour nous occuper de nous-mêmes, de notre bac vert, de notre panier d’épicerie et de notre bulletin de vote.

Et l’on veut se faire croire qu’en s’occupant de sa tribu immédiate, on aura fait sa part. Comme si la vie était une jolie chorégraphie. Allez dire ça aux 90 % de l’humanité qui sont exploités par les oligarchies que nous élisons, que nous faisons vivre, pour lesquelles nous travaillons.

La panacée aux troubles de l’humeur est dans la reconquète des neurones empathiques, sans quoi la vie sera artificiellement heureuse ou quiète. Ce qu’on appelle le bonheur actuellement n’est qu’un cas particulier d’autisme.

Et ce n’est pas à une petite échelle que la reconquète se joue, mais à l’échelle même de l’Humanité.

Solidarity is the best medicine

Références

Ramonet, Ignacio. The politics of hunger. Le Monde Diplomatique, version anglaise.

Baschetti R. The dawn of science-based moral reasoning. Med Hypotheses. 2007;68(1):4-8. Epub 2006 Sep 15.

Le monde ne sera pas détruit par ceux
qui font le mal, mais
par ceux qui les regardent
sans rien faire. Albert Einstein

Les fameuses expériences de Meltzoff ont permis de découvrir chez l'homme une capacité à apprendre par imitation (ou empathie)Depuis quelques années, nous savons où, dans le cerveau, se trouvent la compassion et la réflexion. Les neurones empathiques (qu’on appelle aussi les neurones miroirs et les neurones échos) ont pour fonction de faire entrer en Soi l’Autre. Lorsque nous pensons à autrui, les neurones miroirs (voir illustration ci-dessous) s’activent et mettent en scène leurs actions et leurs intentions comme si c’étaient les nôtres.

La découverte des neurones empathiques vient résoudre l’énigme de la capacité des nouveaux-nés, mise en évidence par Mertzoff et Moore en 1977 (voir ci-dessus), de répéter les gestes des adultes avant même qu’ils aient eux-mêmes appris ces gestes. Cette empathie est l’apprentissage même. Ce petit théâtre intérieur est actif dès la naissance — avant même la naissance, si  l’on parle des neurones écho.

Les autistes et les sociopathes (ou psychopathes) ont les neurones empathiques en piteux état. Mais ce sont que des cas extrêmes. Tous n’ont pas les mêmes facultés d’empathie (Hooper, 2006; Fecteau, 2008).

Ce que devient l’enfant né empathique

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Si l’on se fonde sur l’échelle de développement moral de Kohlberg, le constat est amer : bien peu de personnes ont su dépasser l’égocentrisme et les stades conformistes du raisonnemment moral.

Comment cela est-il possible, si la plupart d’entre nous naissons avec cette vilaine habitude de singer autrui, même quand ça fait mal?

De fait, un handicap des neurones empathiques peut permettre de mieux fonctionner en société. La compassion peut faire mal : ne pas réfléchir, ne pas se sentir soi-même ni ne sentir Autrui peut être important, voire essentiel.

Lorsque nous vivons des moments d’empathie trop intolérables, certaines parties du cortex préfrontal viennent faire taire nos précieux neurones empathiques. Ces « super-neurones miroirs », qu’on pourrait aussi bien nommer « anti-neurones miroirs », pour nous préserver, nous font nous dissocier de cette partie de nous-mêmes que l’on appelle Autrui.

En étudiant l’activité des neurones miroirs, le neuroscientifique Marco Iacoboni a découvert que nous bâtissions une barrière congnitive nous permettant de supporter nos réponses neurophysiologiques normales d’empathie lorsque nous faisons face à des situations ou des récits traumatiques. « Le cortex préfrontal contrôle ces neurones qui « singent » autrui; nous les avons nommés « super-neurones miroirs » parce qu’ils inhibent l’activité des neurones miroirs ». Dr. Iacoboni est appellé M. Neurones Miroirs en raison de son intérêt soutenu pour les mécanismes de l’empathie et de l’imitation. (Egan D, 2007; tradaptation : ODS)

Fonction sociopolitique de l’horreur : panem et circenses

La culture de l’horreur a pour fonction d’entretenir l’hébétude des masses (voir l’excellent documentaire de la BBC The Power of Nightmares et, en guise de démonstration, Bernstein, 2007). Il est confirmé, par exemple, que l’exposition à la violence à l’écran cause une isolation sociale chez le téléspectateur (Bickham DS & Rich M, 2006; voir aussi la « publicité » d’Adbusters illustrée ci-contre). Bien qu’il n’existe pas encore d’études capables de montrer que la télévision cause la violence dans la société — cela n’a pas encore été fait (Huesmann LR & Taylor LD, 2006), nous savons d’ores et déjà que l’indifférence à autrui s’apprend en assistant, impuissant, à la violence. La violence au petit écran est actuellement reconnue comme une menace à la santé publique (Huesmann LR & Taylor LD, 2006).

Panem et circenses est bien notre devise, mais pas au sens banal de « du pains et des jeux« , car le cirque en question, les jeux que les foules aimaient tant, faut il le rappeler, mettaient en scène des combats sanglants et répugnants, horrifiques comme ce que nous voyons envahir nos écrans jour après jour.

Depuis toujours, les adultes infligent, généralement sous forme ritualisée, des doses traumatiquess d’horreur à leurs enfants pour leur apprendre à vivre dans un monde violent et injuste.  Aujourd’hui, nous appelons ça le cinéma.

Le traitement

Les handicapés de l’empathie déversent l’horreur comme de l’information ou du divertissement (comme des stimulations sensorielles neutres, comme l’autiste la perçoit), dans le cerveau des autres. Les enfants sont envahis de monstruosités. Le traumatisme fait son oeuvre, et la roue tourne. Cette maladie mentalement transmissible, l’égocentrisme, s’engendre elle-même. C’est la vie!

Il est maintenant possilble de voir le handicap des sociopathes. Sans surprise, les psychopathes à la petite semaine, ceux et celles pour qui la vie en société est devenu un choix stratégique (et une compétence à parfaire), alors que c’est une inclinaison innée, apparaissent sous leur vrai jour, comme des erreurs de la… culture qui compensent un trou dans la tête avec de fragiles échafaudages neuronaux (Rilling, 2007).

Mais, tel Persée terrassant la Gorgone, il est possible de vaincre ce mal. Un miroir, comme le bouclier de Persée, peut forcer la terrifiante créature a fixer son regard pétrifiant sur elle-même. Puisque tous ne passerons pas dans la merveilleuse machine qui nous révèle à nous mêmes (IRMf), appelons les altruistes calculateurs, les bourgeois de l’émotion, les cultivateurs de jardins secrets, les émotifs qui se protègent, les tolérants indifférents, les sages sans colère, les guides spirituels et les maîtres à penser qui parlent de paix et de bonheur, mais jamais de guerre et d’injustice, et tous les éducateurs qui obfusquent l’innomable horreur de ce monde pour édifier nos esprits, appelons-les par leur nom : handicapés de l’empathie.

La rééducation s’appelle : enseignement moral (et religieux).

Références

Hooper, Rowan (2006) ‘Spectrum of empathy’ found in the brain. New Scientist.

Fecteau, S et al. (2008) Psychopathy and the mirror neuron system: Preliminary findings from a non-psychiatric sample Psychiatry Research,  –

Bickham DS, Rich M. (2006) Is television viewing associated with social isolation? Roles of exposure time, viewing context, and violent content. Arch Pediatr Adolesc Med. Apr;160(4):387-92.

Huesmann LR, Taylor LD (2006) The role of media violence in violent behavior. Annu Rev Public Health. ;27:393-415.

Egan, Danielle (2007) How Horror Sparks Our Brains : ‘Mirror neurons’ drive the biology of empathy. TheTyee.ca March 2.

Neuroscientist Dr. Marco Iacoboni studies mirror neuron activities in the brain and has found that we do indeed build up a sort of cognitive resistance to our empathetic neurophysiological responses whether reporters covering the case, forensic scientists or citizens who choose to tune the coverage out. « The prefrontal cortex controls these ‘monkey see, monkey do’ cells and we’ve coined these ‘super mirror neurons’ because they do inhibit mirror neuron activity, » says the UCLA-based neurologist, known as Mr. Mirror Neuron due to his focused studies on the neural mechanisms of empathy and imitation.

Bernstein KT, Ahern J, Tracy M, Boscarino JA, Vlahov D, Galea S. Television watching and the risk of incident probable posttraumatic stress disorder: a prospective evaluation. Nerv Ment Dis. 2007 Jan;195(1):41-7.

JK Rilling et al. (2007) Neural Correlates of Social Cooperation and Non-Cooperation as a Function of Psychopathy – Biological Psychiatry.