La ville est une création de la classe capitaliste. Il y a quelques siècles, la technique a permis à certains de s’enrichir de façon inouïe sur le dos de la multitude, car le volume de production avait augmenté de façon tout aussi inouïe. Tout ce qu’il fallait, c’était une masse de travailleurs pas trop loin.

La suite de l’histoire, on la connaît : l’essentiel de la richesse est entre les mains d’une infime minorité (qui d’ailleurs ne cesse de décliner en nombre et d’augmenter en puissance), et nous, pendant ce temps sommes continuellement en état de privation (d’argent, de temps, ou les deux). Nous sommes aussi privés d’espace, et c’est peut-être le plus important. L’espace qui nous manque, ce ne sont pas les espaces verts (où chacun s’en va se faire croire qu’il est en harmonie avec la nature). Ce sont les espaces humains, où l’on pourrait espérer vivre une certaine harmonie entre nous. Où nous pourrions nous ré-enraciner.

Sempé

Sempé

La vie en ville expose à des dizaines de milliers de personnes, de visages et de corps, et convainc de la futilité de l’amitié. Pourquoi diable être affable avec tant de personnes, pourquoi cultiver une dizaine de milliers d’amitiés naissantes? C’est insensé. Et pourtant, c’est ce pour quoi nous sommes faits, depuis de milliers de générations. Nous sommes faits pour être disponibles et curieux. Nous sommes dotés de neurones empathiques plus volumineux et connectés que toute autre espèce. Nous naissons avec une capacité d’empathie qui fait que dès les premières heures, nous imitons les adultes! (Meltzoff, 1973)La découverte de Meltzoff

Exposons un villageois au spectacle d’une station de métro à l’heure de pointe : il fuira ou dépérira. Fréquemment, les ruraux ressentent de l’effroi à la vue des citadins. Ils sentent que le citadin est dépourvu d’empathie et incapable d’engagement.

La ville est une zone de désertification sociale.

Publicités

lolita-1962Une fois de plus, le parti Québec Solidaire s’est montré plus réaliste et pragmatique que les partis de centre-droite, centre-gauche et centre-centre (pour les francophones qui ne connaissent pas la démocratie québécoise, il s’agit de  l’Action démocratique, du Parti Québécois et du Parti libéral, respectivement). Mme David a honoré la mémoire des victimes du massacre de la polytechnique en tenant une conférence de presse sur l’hypersexualisation des jeunes filles.

Jeunes filles précoces

Selon les chiffres avancés par Lysane Grégoire, responsable de la Commission nationale des femmes de Québec Solidaire, une adolescente sur trois sera abusée sexuellement avant l’âge adulte. La solution, soutient-elle, réside dans la prévention.

« Nous craignons que l’hypersexualisation teinte les rapports entre les garçons et les filles. La sexualité est maintenant considérée sous l’angle de la performance. Ce n’est pas normal que des jeunes filles se demandent si elles doivent accepter la sodomisation dès la première relation sexuelle.»

(24 heures, édition du vendredi 5 décembre 2008)

Ce n’est pas vraiment que ces idioties sodomites soient une question de performance. Bien sûr, c’est un comportement qui peut rappeler l’extrémisme de nos voisins du Sud. Mais ce qui est plus horrifique, dans tout cela, c’est que le corps soit devenu un terrain de jeu. L’hypersexualisation des jeunes filles, c’est le jeu de l’enfant colonisé par le monde des adultes. Pourquoi?

Premièrement, parce que la prostitution est devenue une façon de vivre. Donner son corps, vendre son corps pour quelques sous, pour 10$ de l’heure, est maintenant acceptable. La société ne pourrait pas faire mieux, n’est ce pas? Pourquoi pas y prendre plaisir? Si Britney aime ça, pourquoi pas moi? En plus, elle fait beaucoup plus que le salaire minimum pour vendre son corps.

Deuxièmement, parce que la puberté arrive plus tôt de nos jours. C’est à cause de l’industrie. L’industrie répand délibérément des tonnes de substances agissant sur les hormones sexuelles (on les appelle pseudooestrogènes ou xénooestrogènes). Bisphénol A, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxines, phtalates, biphényles polychlorés, ont cette fâcheuse tendance à interférer avec le développement normal des caractères sexuels primaires et secondaires. C’est la raison pour laquelle les jeunes préadolescentes sont plus vulnérables qu’auparavant aux attraits de la vie pubère. Ce n’est pas seulement un phénomène de mode, c’est un changement démographique de grande envergure qui fait que nous avons désormais, artificiellement, plus d’adolescentes qu’avant, parce que l’apparition des seins (et des caractères psychologiques sous-jacents) survient en moyenne 1 an et demi plus tôt que la nature l’avait prévu.

The Falling Age of Puberty in U.S. Girls: What We Know, What We Need to Know

The Problem
Girls get their first periods today, on average, a few months earlier than did girls 40 years ago, but they get their breasts one to two years earlier. Over the course of a few decades, the childhoods of U.S. girls have been significantly shortened.

Les niveaux et les stades : L’approche se situe dans une perspective développementale. Kohlberg distingue d’abord trois niveaux ou paliers dans le développement du jugement moral; à chaque niveau ou palier, les recherches expérimentales ont montré qu’il existe au moins deux types de structures différentes de jugement moral. L’individu évoluant à travers les stades est amené vers l’autonomie personnelle et morale (stade 6). L’individu, passant d’une structure à l’autre, devient mieux outillé pour résoudre les problèmes de la réalité quotidienne en s’acheminant vers l’autonomie. Donc les niveaux sont au nombre de trois et les stades au nombre de huit.

Stade 0

Inorganisé.

Non différenciation du réel.

NIVEAU 1 : MORALE PRÉ-CONVENTIONNELLE

À ce niveau, l’enfant répond aux règles culturelles du bon et du mauvais, mais il applique ces étiquettes en fonction des conséquences physiques ou hédonistes de l’action(punition, récompense, échange de bons soins), ou encore selon le pouvoir de coercition physique de ceux qui énoncent ou font respecter ces règles.

Stade 1

Punition/Récompense.

L’individu est soumis à l’autorité. La loi du plus fort, loi de la jungle. Obéissance et punition : l’enfant s’incline devant la position hiérarchique et le pouvoir des parents. Les conséquences physiques d’une action déterminent ici sa bonté ou sa malice, sans égard à la signification ou à la valeur humaine de ses conséquences.

Stade 2

Donnant/Donnant.

Égocentrisme. Moi, moi et moi (« Me, myself and I »). Loi du Talion (« oeil pour oeil, dent pour dent »). Effort pour un résultat : l’enfant s’incline devant une loi ou rend un service seulement s’il a l’impression qu’il en retirera un bénéfice en retour. L’action droite est ici celle qui, par sa médiance, peut satisfaire les besoins personnels, et, occasionnellement, les besoins des autres. Les relations sont considérées comme les relations strictement commerciales d’une place de marché: c’est du donnant donnant.

NIVEAU 2 : MORALE CONVENTIONNELLE

À ce niveau, l’action qui satisfait aux attentes de la famille, du groupe ou de la nation, est perçue comme valable en soi, indépendamment de ses autres conséquences. L’attitude morale comporte ici non seulement une conformité aux attentes de l’entourage et de l’ordre social, mais aussi une loyauté envers ces dernières, doublée d’une volonté active de maintenir, supporter et justifier l’ordre social; et d’identifier ses vues avec celles des personnes physiques ou morales qui le composent.

Stade 3

Bonne concordance interpersonnelle.

Stade du bon petit garçon et de la gentille petite fille; début de l’empathie. L’enfant recherche l’approbation d’autrui et se conforme pour plaire. La bonne action est ici celle qui plaît, celle qui aide les autres ou celle que les autres approuvent. Il y a, à ce stade, une forte conformité aux images stéréotypées de comportement de la majorité ou du comportement identifié comme naturel. De plus, l’action est fréquemment jugée selon les intentions qui la sous-tendent. Pour la première fois, le « il a voulu bien faire » devient important. On cherche ici à gagner l’approbation des autres en étant gentil.

Stade 4

Loi et ordre.

Pensée abstraite et concept sociétal; prédominance du sens du devoir; normatif. « Law and order ». Adhésion à des règles pour maintenir l’ordre social de sa communauté. On retrouve ici une disposition à soutenir l’autorité, les règles définies et l’ordre social. L’action bonne est celle qui consiste à accomplir son devoir, à être déférent envers l’autorité, et à maintenir l’ordre établi.

Stade 4 1/2

Relativisme éthique et culturel.

Crise des valeurs; tout est relatif à soi, aux goûts et aux désirs personnels.

NIVEAU 3 : MORALE POST-CONVENTIONNELLE

Stade 5

Contrat social.

Démocratique-contractuel. Stade de la négociation individuelle et sociale; hiérarchisation des valeurs. La justice découle d’un contrat entre dirigeants et dirigés qui assure à tous des droits égaux. À ce stade, l’action droite est définie surtout en termes de droits individuels ou selon des critères examinés de façon critique et admis par l’ensemble d’une société. On reconnaît à ce stade le relatif des opinions personnelles; l’accent est souvent mis sur les règles de procédures capables de favoriser un consensus véritable. Sauf pour ce qui est constitutionnellement et démocratiquement admis, le « bien » relève des valeurs personnelles. Les ententes libres et les contrats honnêtes constituent la substance de l’obligation morale.

Stade 6

Justice et principes éthiques.

Stade de l’empathie parfaite fondée sur l’interpersonnalité et les principes de la dignité humaine. L’individu se comporte selon des principes éthiques qui sont à la fois logiques, universels et cohérents, i.e. qui lui paraissent devoir s’appliquer quelle que soit sa situation personnelle dans la société. Le bien est ici défini selon la décision de la conscience individuelle éclairée, appliquant à une situation concrète des principes éthiques. Ces principes seront choisis en fonction de leur pertinence, cohérence, globalité et universalité.

Stade 7

Mystique.

Pensée cosmique et méta-éthique.

(en cours)

Voilà l'idée que ces élites ont derrière la tête

Plus ça change...

Un commentaire sur Not in the genes – Enthusiasts for genomics have corrupted scientific endeavour and undermined hopes of medical progress, de David Horrobin (The Guardian, 12 février 2003)

Feu David Horrobin a lâché plusieurs salves meutrières sur la Science Orthodoxe, et celle-ci, publiée dans un journal à grand tirage de Grande-Bretagne peu de temps avant sa mort, met en lumière le rôle que nous, citoyens, avons dans le développement de la science de demain.

Les magazines de vulgarisation scientifique et les médias de masse ont uni leurs voix pour chanter les louanges de la biologie moléculaire, de la génomique et du projet Génome, et s’extasier devant les progrès médicaux spectaculaires que ces entreprises seraient censées avoir dans un avenir proche. Mais en fait, les génomophiles — les tarés du génome — sont en train de corrompre la démarche scientifique elle-même, et ont détruit tout espoir de progrès médical véritable.

La Science Orthodoxe a son Livre, le Génome, où est écrit l’avenir de chacun et chacune d’entre nous. Hors de ladite biologie moléculaire (celle qui se fonde sur le gène, car d’autres approches, telles l’orthomoléculaire, la biologie des systèmes, et toutes les autres qui se servent des mêmes instruments pourraient revendiquer le même nom)

Vitamine C et cancer ou Pourquoi vous ne recevez pas de vitamine C pour traiter votre cancer

Linus Pauling et l'oncologue Ewan Cameron« We (Linus Pauling & Ewan Cameron) have had the opportunity to observe patients who have taken 10g or more per day of vitamin C during intense chemotherapy. We now recommend a high intake of vitamin C, in some cases up to the bowel-tolerance limit, beginning as early as possible. » (Nous avons vu en observation des patients recevant des traitements de chimiothérapie intenses qui absorbaient 10 grammes de vitamine C par jour. Nous recommandons désormais de fortes doses de vitamine C, dans certains cas des doses approchant le seuil de tolérance intestinale, et ce, aussitôt que possible.) Linus Pauling (Pg. 241, HOW TO LIVE LONGER AND FEEL BETTER, 1986, paperback)

Pourquoi vous ne recevez pas de vitamine C pour traiter votre cancer

Il y a 36 ans, Linus Pauling parvint à faire publier les résultats du réputé Dr Cameron, un oncologue écossais, indiquant que la vitamine C semblait prolonger l’expérience de vie d’une proportion importante des patients de son unité clinique. Un olibrius de la célébre Clinique Mayo qui se vantait de livrer bataille aux escroqueries de la médecine alternative (« uncontrolled quackery »), le Dr Moertel, se livra a une fraude scientifique qui permit à la science officielle de poursuivre sa lune de miel avec le complexe médico-industriel, dans sa très lucrative « guerre au cancer »

Social Studies of Science, Vol. 18, No. 4, 653-701 (1988)
The Politics of Therapeutic Evaluation: The Vitamin C and Cancer Controversy
Evelleen Richards

Linus Pauling, qui avait l’intelligence d’un prix Nobel de chimie et la compassion d’un prix Nobel de la paix, lutta néanmoins pendant deux décennies, jusqu’à sa mort, pour que le gouvernement américain accepte de reconnaître son erreur.

L’institution ne reconnut pas son erreur, et est toujours coupable, par association, de s’être livrée à une funeste fraude scientifique.

« The Mayo Clinic studies were done with the accepted experimental design used to clarify initial observations but did not truly replicate the Cameron and Pauling studies (used a lesser dosage,less time). This issue has been reviewed elsewhere (in Richards, 1987). »

Orthomolecular Oncology Review: Ascorbic Acid and Cancer 25 Years Later, González et al. Integr Cancer Ther.2005; 4: 32-44 Med Hypotheses. 1981 Nov;7(11):1359-76.

Toutefois, un chercheur de l’Institution, le docteur Mark Levine, parvint à relancer la recherche en lançant une théorie (totalement fausse, comme ses propres résultats l’ont montré), voulant que la prétendue inefficacité de la vitamine C dans les études randomisées du Dr Moertel tenait au fait que la vitamine avait été administrée par la bouche, et non pas par les veines. Il a même osé déclarer que Linus Pauling et Ewen Cameron avaient été assez stupides pour « oublier » cette notion élémentaire (« Pharmacology 101« ; pharmacologie pour les nuls). Ainsi fonctionne le révisionnisme scientifique dont parlait Thomas Kuhn.

Toujours est-il que l’Institution céda enfin. Une vaste étude clinique de stade I a lieu en ce moment aux État-Unis. Il s’agit d’un traitement par intraveineuse, pas par voie orale, bien entendu. Comme par hasard, ce traitement ne peut être autoprescrit (contrairement à celui que prônait Pauling, Cameron et Cathcart (voir ci-dessus)). L’honneur de l’Institution est sauf, et les intérêts de l’industrie et du corps médical sont préservés.

Seul l’Internet peut permettre à la population et aux personnes atteintes de cancer de connaître la vérité. Des mercenaires du nouveau fondamentalisme ont « tué » le Docteur Cathcart (virtuellement): ils ont réussi à supprimer l’entrée « Robert Cathcart » dans Wikipedia — la première ressource en importance sur le Web.

Conférence du Docteur Robert Cathcart (1986)

la vitamine C en doses élevées (ascorbate) pour acheminer des électrons dans les tissus lésés et traiter le scorbut aigu induit par diverses maladies, dont le cancer



Références

Médias

Vitamin C Injections Slow Tumor Growth In Mice

ScienceDaily (Aug. 5, 2008)

Centres de recherche indépendants (inclut médecins rebelles)

Bio-Communications Research Institute

Centres de recherche gouvernementaux

Fraudes scientifiques

Publications

Orthomolecular Oncology Review: Ascorbic Acid and Cancer 25 Years Later
González et al. Integr Cancer Ther.2005; 4: 32-44 Med Hypotheses. 1981 Nov;7(11):1359-76.

« The Mayo Clinic studies were done with the accepted experimental design used to clarify initial observations but did not truly replicate the Cameron and Pauling studies (used a lesser dosage,less time). This issue has been reviewed elsewhere (in Richardson, 1987). »

Vitamin C, titrating to bowel tolerance, anascorbemia, and acute induced scurvy.
Robert Cathcart .

Anticancer Res. ;27 (1A):289-98 17352246 (P,S,G,E,B)
Ascorbic acid induces apoptosis in adult T-cell leukemia.
[My paper] Steve Harakeh, Mona Diab-Assaf, Jihane C Khalife, Khalil A Abu-el-Ardat, Elias Baydoun, Aleksandra Niedzwiecki, Marwan E El-Sabban, Mathias Rath

Med Hypotheses. 1991 May;35(1):32-7.
A unique function for ascorbate.
Cathcart RF.

Yeom CH, Jung GC, Song KJ (2007). « Changes of terminal cancer patients’ health-related quality of life after high dose vitamin C administration ». J. Korean Med. Sci. 22 (1): 7-11. PMID 17297243.

J Korean Med Sci. 2007 Feb;22(1):7-11.
Changes of Terminal Cancer Patients’ Health-related Quality of Life after High Dose Vitamin C Administration
Chang Hwan Yeom, Gyou Chul Jung, Keun Jeong Song Texte intégral

Intravenously administered vitamin C as cancer therapy: three cases –
SJ Padayatty, HD Riordan, SM Hewitt, A Katz, LJ – Canadian Medical Association Journal, 2006 – Can Med Assoc

Cytotoxicity of ascorbate, lipoic acid, and other antioxidants in hollow fibre in vitro tumours
JJ CASCIARI, NH RIORDAN, TL SCHMIDT, XL MENG, JA … – British journal of cancer, 2001 –

Intravenous Vitamin C Therapy: A Natural Agent for Treating Cancer
S Lieberman – Alternative & Complementary Therapies, 2005 –